Liban : les suspects de l'assassinat de Rafic Hariri n'ont pas été arrêtés

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le texte fondateur du TSL a été déposé sur la tombe de Rafic Hariri le 7 septembre dernier. Le texte fondateur du TSL a été déposé sur la tombe de Rafic Hariri le 7 septembre dernier.   © AFP/Joseph Eid

Les quatre membres du Hezbollah soupçonnés d'avoir participé à l'assassinat en 2005 de l'ancien premier ministre Rafic Hariri n'ont pas encore été arrêtés. C'est ce qui ressort des derniers éléments de l'enquête communiqués par les autorités libanaises au Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

Dans un communiqué, le TSL indique que son président, Antonio Cassese, va étudier attentivement le rapport avant de se prononcer sur les étapes à suivre.

Les autorités libanaises avaient jusqu'au 11 août pour rendre compte au tribunal des progrès effectués dans l'exécution des mandats d'arrêt délivrés le 30 juin.

Mercredi dernier, le procureur du TSL avait déclaré qu'il examinait des documents et une vidéo fournis par le mouvement chiite libanais Hezbollah.

Selon le procureur du TSL, Salim Ayyash, 47 ans, Moustafa Badreddine, 50 ans, Hussein Anaissi, 37 ans, et Assad Sabra, 34 ans, membres du Hezbollah, sont responsables de l'attentat à la camionnette piégée qui a provoqué la mort de Rafic Hariri et de 22 autres personnes à Beyrouth le 14 février 2005.

Le TSL rappelle que l'obligation imposée au Liban d'appréhender, de détenir et de transférer les accusés, conformément à la Résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations unies, est maintenue,

Le procureur du TSL Daniel Bellemare avait déposé le 17 janvier un acte d'accusation confirmé le 28 juin par le juge Daniel Fransen.

M. Fransen avait ordonné le 28 juillet que la confidentialité de l'acte d'accusation soit en partie levée, divulguant les noms des accusés ainsi que les chefs d'accusation retenus contre eux, afin d'augmenter les chances de les appréhender.

Le tribunal peut également tenir des procès en l'absence d'un accusé si son arrestation n'intervient pas dans les 30 jours à compter des annonces publiques.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait exclu lors d'un discours début juillet l'arrestation des quatre suspects en qualifiant la démarche de « manoeuvre » destinée à nuire à son mouvement et au nouveau gouvernement libanais.

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