Le bateau français « Dignity - Al Karama » dans la méditerranée, le 25 juin, s'apprête à rejoindre les autres navires de la flottille.
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AFP/Murielle Kasprzak
Les organisateurs de l'expédition de la Flottille de la liberté II ont annoncé qu'un deuxième bateau avait été saboté. Il s'agit du bateau irlandais Saoirse (liberté), qui se trouvait au port turc de Gocek.
« Israël doit être considéré comme le principal suspect dans cet acte de sabotage professionnel », a estimé le comité irlandais qui parraine le navire.
L'arbre de transmission a été endommagé, ce qui compromet l'équilibre du navire et aurait pu le faire couler, si personne n'avait constaté les dégâts. Selon les organisateurs, le sabotage est très similaire à celui qui a endommagé le Juliano, un autre navire de la flottille, en Grèce.
Dans un communiqué, le parti nationaliste irlandais Sinn Fein exige du premier ministre Enda Kenny qu'il « demande immédiatement des explications au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ».
Par ailleurs, les organisateurs de l'expédition admettent avoir peu progressé dans leurs négociations avec le gouvernement grec pour obtenir l'autorisation d'appareiller, au port du Pirée, près d'Athènes. Dix navires au total doivent quitter ce port et jusqu'à maintenant, seulement un bateau espagnol et un bateau français ont obtenu l'autorisation d'appareiller.
La date de départ de la flottille est incertaine. Le départ a déjà été reporté une fois en raison des mauvaises conditions météorologiques. Lundi, les organisateurs à Athènes avaient précisé que les navires prévoyaient se retrouver au large de la Crète, dans le sud de la Grèce, jeudi ou vendredi.
La « Flottille de la liberté II » transporte du matériel d'aide humanitaire pour Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélien depuis cinq ans. L'expédition rassemble quelque 300 militants pro-palestiniens originaires de 22 pays. Une trentaine de Canadiens font partie de l'expédition.