Un homme transporte des boîtes de médicaments à bord d'un navire de la flottille.
Des députés et des ministres israéliens accusent l'armée d'exagérer la menace que représentent les passagers de la flottille internationale qui entend se rendre à Gaza, selon le quotidien Maariv.
Le journal israélien de droite affirme que des membres du cabinet de sécurité, qui regroupe la moitié du gouvernement, ont qualifié l'attitude de l'armée de « campagne de propagande médiatique » et d'« opération de relations publiques hystérique ».
La flottille attend toujours d'appareiller
Le gouvernement ne cesse cependant de multiplier les déclarations contre le projet de la flottille. L'armée et des ministres de droite affirment que des « éléments radicaux » se sont infiltrés dans la flottille avec « l'intention de tuer des soldats israéliens ». Ils disent également soupçonner que les bateaux transporteront des armes chimiques.
Les militants de l'expédition démentent ces informations.
« C'est clairement de la propagande. Il n'y a aucune arme, ni chimique, ni arme blanche, ni aucune arme à feu à bord des bateaux », déclare Marie-Ève Rancourt, une représentante de la Ligue des droits et libertés.
Le gouvernement ne croit pas à la bonne foi des participants à l'expédition. Le ministre de l'Information et de la Diaspora, Youli Edelstein, a déclaré sur les ondes de la radio publique qu'il « ne doutait pas le moins du monde » que les militants « cherchent la provocation, à l'instar de leurs prédécesseurs », faisant allusion aux événements de mai 2010, lorsqu'un assaut israélien contre une flottille en route vers Gaza avait coûté la vie à neuf personnes.
Les autorités israéliennes garantissent que la flottille sera bloquée.
Le départ de la flottille a été retardé à cause des mauvaises conditions météorologiques. La flottille pourrait maintenant appareiller pour Gaza jeudi ou vendredi.
La « Flottille de la liberté II » est composée de 11 navires, dont le bateau canadien Tahrir. Elle transporte du matériel d'aide humanitaire à Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélien depuis cinq ans. Les bateaux doivent appareiller de Grèce. L'expédition rassemble quelque 300 militants pro-palestiniens originaires de 22 pays. Il s'agit notamment de députés français, suédois, norvégiens et espagnols, d'artistes et d'écrivains, ainsi que de plusieurs journalistes. Une trentaine de Canadiens font parti de l'expédition.