Des militants brandissent des affiches lors d'un point de presse à Athènes, à quelques jours du départ de la flottille vers Gaza.
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AFP/Jean-Philippe Ksiazek
La flottille internationale a beau ne pas avoir encore entamé son périple vers la bande de Gaza, Israël l'a de nouveau condamnée, tandis que la France s'est dite « préoccupée » par la participation de deux bateaux français à l'exercice. En Grèce, des militants dénoncent le sabotage d'un de leurs navires.
En entrevue à la radio israélienne, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a affirmé que l'intention des militants qui tentent de briser le blocus israélien sur le territoire palestinien est « manifestement de provoquer ».
M. Lieberman a répété des informations recueillies par les services militaires du renseignement, selon lesquelles « un noyau dur d'activistes terroristes » se trouverait parmi les participants.
Après avoir conseillé à ses ressortissants de ne pas participer à la flottille, la France a réitéré sa préoccupation par rapport au projet, estimant qu'il s'agit d'une mauvaise idée.
Paris craint une tournure des événements similaire à ce qui s'est passé en 2010, quand neuf personnes sont mortes durant l'attaque, par des commandos de marines israéliens, du cargo turc Mavi Marmara. Ces craintes sont nourries par la participation annoncée de deux bateaux français à la flottille, dont le départ devrait se faire d'ici la fin de la semaine.
Des militants propalestiniens ont renforcé la sécurité autour de la flottille à la suite d'un acte de sabotage perpétré contre l'un des bateaux accostés dans le port grec du Pirée, près d'Athènes.
Selon les organisateurs scandinaves, la tige de l'hélice du Juliano, un bateau occupé par des militants suédois, norvégiens et grecs, a été coupée par « des plongeurs hostiles ». Les dégâts ont rapidement été réparés, de sorte que la participation du Juliano à la flottille n'est pas compromise.
D'après Dimitris Plionis, un représentant de la flottille, ce sabotage présumé a été perpétré par des individus « très entraînés », ayant peut-être déjà travaillé dans l'armée ou les services du renseignement.
Le chef de la délégation norvégienne, Torstein Dahle, a affirmé dans un communiqué que l'incident montrait que « quelqu'un » souhaitait à tout prix « empêcher la flottille de prendre la mer ».