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En profondeur

Mise à jour le vendredi 25 novembre 2011 à 9 h 58 HAE

Les territoires palestiniens


À différence de plusieurs autres peuples arabes de la région, les Palestiniens ont un gouvernement élu démocratiquement. Ils ne contestent donc pas, comme l'ont fait les Tunisiens ou les Égyptiens, la légitimité de leurs dirigeants. Le cri de ralliement des jeunes Palestiniens a plutôt pris la forme d'un appel à l'unité nationale.

Ainsi, le 15 mars, des dizaines de milliers d'habitants de Cisjordanie et de Gaza sont descendus dans les rues pour réclamer la fin de la division entre le Hamas et le Fatah. À l'instar des autres révoltes arabes, l'appel à la mobilisation avait été lancé sur les réseaux sociaux, en reprenant l'initiative du groupe Gaza Youth Breaks Out, qui demandait avant tout la liberté, la paix et une vie normale.

Des manifestants brandissent le drapeau palestinien lors d'une manifestation réclamant l'unité politique des Palestiniens le 15 mars dernier.

Photo: AFP/Abbas Momani

Des manifestants brandissent le drapeau palestinien lors d'une manifestation réclamant l'unité politique des Palestiniens le 15 mars dernier.

Ces demandes semblent avoir porté fruit, puisque, le 27 avril, un accord est intervenu entre les dirigeants des deux partis. L'accord de réconciliation prévoit des élections simultanées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici un an.

Le reportage de Luc Chartrand sur la révolte des jeunes de Gaza


Situation politique :

Les Palestiniens sont divisés: d'un côté, la Cisjordanie, gouvernée par l'Autorité palestinienne, de l'autre la bande de Gaza, aux mains du Hamas, considéré comme un groupe terroriste par la plupart des pays de la communauté internationale.

À Ramallah, c'est le gouvernement dirigé par Salam Fayyad et appuyé par les Occidentaux, qui est aux commandes depuis juin 2007. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont récemment salué sa gestion économique. La croissance a été de 9,3 % en 2010. Les deux institutions, tout comme le Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, soutiennent que les Palestiniens sont prêts à gouverner leur propre État.

Dans la bande de Gaza, par contre, où pèse un blocus imposé par Israël, la situation est très différente. Le taux de chômage est supérieur à 40 % et la croissance inférieure à 1 %. Le gouvernement du Hamas, mené par le premier ministre Ismaïl Haniyeh, peine à fonctionner.

Encore plus que dans d'autres pays arabes, l'extrême jeunesse de la population (plus de la moitié de la population a moins de 18 ans), conjuguée à la pauvreté et au taux de chômage très élevé crée un cocktail explosif. C'est pour les Gazaouis que la situation est plus difficile. Plusieurs d'entre eux se plaignent de vivre dans une prison à ciel ouvert. Ils doivent composer avec un des taux de densité parmi les plus élevés au monde (3881 personnes/km2) et avec une crise socio-économique. L'embargo imposé par Israël depuis 2007 empêche la libre circulation des produits et restreint les déplacements.

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