Mise à jour le jeudi 21 avril 2011 à 15 h 15
Nouveau séisme au Japon
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Photo: AFP/Frédérick Florin
Un diagramme des secousses du tremblement de terre au Japon enregistrées par le Réseau national de surveillance sismique français
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Une secousse sismique de magnitude 6,3 a été ressentie jeudi au Japon, mais aucune alerte au tsunami n'a été déclenchée, a annoncé l'Agence de météorologie japonaise.
L'épicentre du séisme, qui a été ressenti à Tokyo, se trouvait dans la préfecture de Chiba, à l'est de la capitale. La secousse s'est produite à 22 h 37 heure locale. Aucun dommage ni victime n'a été signalé jusqu'à maintenant.
Les Japonais ont d'ailleurs été prévenus trois secondes avant de ressentir l'onde de choc, grâce aux technologies mises sur pied par le gouvernement.
Des centaines de secousses ont été enregistrées au Japon depuis le séisme de magnitude 8,9 (relevée à 9 par la suite) et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars dernier, faisant 28 000 morts et disparus.
Des sous-marins robotisés à la recherche des victimes
Par ailleurs, deux robots sous-marins sondent depuis quelques jours une baie dans le nord-est du Japon, à la recherche des corps des victimes emportées par le tsunami, selon ce que rapportent jeudi des responsables japonais.
Il est encore très difficile de procéder à une inspection visuelle en raison de l'eau qui est encore très trouble, ont-ils expliqué à l'Agence France-Presse.
Même si aucun corps n'a encore été découvert, « les robots, équipés de sonars et de caméras, ont déjà permis de confirmer que les bateaux de pêche peuvent accéder aux emplacements de déchargement sans obstacle majeur », a précisé un responsable d'un organisme local de pêche.
Les recherches sont menées par un organisme japonais à but non lucratif, auxquelles collabore le Centre américain pour la recherche et les secours assistés par des robots.
Les petits robots mesurent 40 centimètres de hauteur et 66 centimètres de largeur et de longueur. Ils sont contrôlés à distance. Ces derniers doivent procéder à des recherches similaires vendredi et samedi prochains dans une autre zone marine, près de Rikuzen Takata, au nord du Japon.
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Photo: AFP/AFP/Yasuyoshi Chiba
Un étudiant de Tokyo visite sa famille pour la première fois depuis le séisme et le tsunami le 11 mars 2011.
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Zone d'évacuation interdite
D'autre part, le gouvernement japonais a officiellement interdit l'accès à la zone d'évacuation de 20 kilomètres autour de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daiichi.
Le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano, a indiqué que la mesure visait à empêcher les entrées non autorisées dans la zone évacuée au lendemain du séisme, aujourd'hui presque déserte. Aucun détail sur les pénalités qui pourraient être imposées aux contrevenants n'a toutefois été divulgué.
Les autorités japonaises organiseront de brèves visites pour les résidents de la zone, ce qui leur permettra de retourner à la maison pendant près de deux heures afin de récupérer des articles de première nécessité.
Presque tous les 80 000 résidents de la zone ont quitté les lieux quand les environs de la centrale ont été évacués après le séisme et le tsunami. Certains résidents sont toutefois retournés chez eux, les autorités policières n'ayant pas eu jusqu'à maintenant le pouvoir de les en empêcher.
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Photo: La
Presse Canadienne /Kyodo News
Des Japonais tentent de récupérer des affaires dans leur maison dévastée après le séisme dans la région de Fukushima au Japon.
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Radio-Canada.ca avecReuters, Associated Press et Agence France Presse