![]() En profondeur Le président yéménite prêt à quitter le pouvoir au début de 2012 Mise à jour le mardi 22 mars 2011 à 10 h 55 Le président yéménite prêt à quitter le pouvoir au début de 2012
Le président yéménite Ali Abdullah Saleh serait prêt à quitter le pouvoir d'ici janvier 2012, après des élections législatives, mais les contestataires souhaitent sa démission immédiate. La proposition du président a été dévoilée à l'Agence France-Presse par un haut responsable qui a requis l'anonymat. Il a précisé que le chef de l'État proposait « la tenue d'élections parlementaires avant la fin de 2011, suivies de l'élection par les députés d'un président au début de 2012 ». Cette offre a aussitôt été rejetée par l'opposition, qui exige son départ sur-le-champ. « Une seule chose pourra satisfaire le peuple, et c'est la démission de cet homme », a déclaré le porte-parole du mouvement, Mohamed al-Sabri. Multiples défections Cette nouvelle intervient alors que la contestation s'amplifie dans le pays. De nombreux militaires et fonctionnaires continuent de se rallier au mouvement de protestation lancé à la fin de janvier pour réclamer le départ du président et de meilleures conditions de vie. Des chefs de l'armée, dont le général Ali Mohsen al-Ahmar, ont annoncé leur défection. Des heurts ont opposé lundi soir des militaires fidèles au général al-Ahmar et des membres de la garde présidentielle à Moukalla, dans le sud du pays. Ces accrochages ont fait deux morts. Le mouvement de défection qui survient au Yémen semble avoir été accéléré par le massacre de la place de l'Université, où 52 protestataires ont été abattus vendredi par des hommes armés soupçonnés d'être à la solde du régime. Saleh brandit la menace d'une guerre civile En réponse à ces tensions, Ali Abdullah Saleh a déclaré que les divisions au sein de l'armée étaient néfastes pour son pays : « Toute tentative d'arriver au pouvoir par un coup d'État conduirait à la guerre civile ». « Les officiers et les diplomates tombent comme les feuilles mortes. Il n'est pas trop tard pour eux de revenir à la raison », a ajouté M. Saleh. Depuis le début du mouvement de contestation, le président Saleh a annoncé qu'il quitterait le pouvoir en 2013 et a assuré que son fils ne lui succéderait pas. Cela n'a pas mis fin aux manifestations d'envergure dans les rues des principales villes du pays. Après un mois de violente répression, le bilan s'établit à une centaine de personnes tuées.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Associated Press Fil international en continuMis à jour il y a 1 heure 43 minutesCorrespondants à l'étranger
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