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Les constructions parasismiques

Mise à jour le vendredi 11 mars 2011 à 16 h 30 HAE

Les constructions parasismiques

Au cours d'un tremblement de terre, les constructions se déforment et peuvent rompre. Plus les immeubles élevés, plus cette distorsion est importante.

Au Japon, dans les dix ans qui ont suivi le séisme de Kobe, les nouveaux édifices antisismiques ont considérablement augmenté. De nombreux immeubles existants ont également été rénovés d'après des techniques plus modernes.

Les architectes japonais doivent désormais répondre à des normes draconiennes. Ils ont donc recours à des systèmes de plus en plus sophistiqués pour protéger les constructions.

Pour amortir les violentes secousses et conserver la stabilité de l'édifice, ils utilisent des vérins, des ressorts, des rails, des amortisseurs, des roulements à billes, des cuves d'eau ou encore des boudins en caoutchouc.

Le Roppongi Hills, un gratte-ciel de Tokyo de 241 mètres de haut, est ainsi érigé sur quelque 356 vérins à huile actifs qui diminuent l'intensité des mouvements.

Les systèmes d'isolation, placés entre les fondations et les structures élevées, sont aussi efficaces pour atténuer les distorsions engendrées par les séismes.

En plus de ces différents dispositifs, des bétons spéciaux ont été développés ainsi que de nombreuses solutions permettant de réduire les coûts de la mise à niveau des bâtiments, sans les évacuer ni les démolir.

Le Japon est toutefois toujours à la merci d'un drame. Les constructions qui datent d'avant les années 60 et de nombreuses maisons individuelles ne sont en effet pas équipées de telles technologies.

Des simulations de séisme sont testées sur cet immeuble à Miki au Japon, le 13 janvier 2006.

Photo: Kyodo News

Des simulations de séisme sont testées sur cet immeuble à Miki au Japon, le 13 janvier 2006.

À la pointe de la prévention des séismes

Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20 % des séismes les plus importants recensés sur la planète.

Depuis près de 50 ans, le gouvernement japonais a mis en place un programme d'exercices de prévention, mais ce n'est que depuis le séisme de Kobe en 1995, qui avait fait plus de 6400 morts, que les systèmes de protection antisismique ont été renforcés.

Les Japonais sont entraînés depuis l'enfance à réagir aux tremblements de terre. Dans les écoles, les élèves ont à leur disposition un casque de protection individuel.

De grandes simulations d'évacuation des immeubles et des maisons sont également organisées chaque année dans les villes.

Des Japonais participent à une simulation de séisme le 27 août 2010 à Tokyo.

Photo: Tory Yamanaka

Des Japonais participent à une simulation de séisme le 27 août 2010 à Tokyo.

Le 1er septembre 2009, près de 800 000 Japonais ont ainsi participé à travers le pays à un grand exercice de prévention à la date anniversaire du terrible séisme de 1923.

L'arrivée imminente d'un tremblement de terre entraîne aussi l'arrêt automatique des centrales nucléaires et des trains à grande vitesse. Les systèmes d'alerte sont parmi les plus performants au monde.

Certains habitants sont prévenus sur leur téléphone portable et les télévisions et radios diffusent des programmes explicatifs d'évacuation.

Un écolier japonais participe à un exercice d'évacuation le 1er septembre 1999 à Tokyo.

Photo: AFP/Yoshikazu Tsuno

Un écolier japonais participe à un exercice d'évacuation le 1er septembre 1999 à Tokyo.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse

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