Des Palestiniens manifestent dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie (24 février 2011)
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AFP/Abbas Momani
L'aviation israélienne a effectué un raid sur des « cibles terroristes », jeudi, dans le sud de la bande de Gaza. Selon un communiqué de l'armée, il s'agit de représailles à des tirs de roquettes et d'obus contre le territoire israélien.
« Lors d'une opération conjointe des forces armées et de l'agence de sécurité intérieure, des appareils de l'armée de l'air israélienne ont visé et touché directement des agents terroristes dans le sud de la bande de Gaza. [...] Les forces armées israéliennes ne toléreront aucune tentative de porter atteinte à des civils ou des soldats israéliens, et continueront à répondre durement à la terreur », peut-on lire dans le communiqué.
Les services d'urgence locaux de Gaza rapportent « deux blessés lors d'un raid aérien contre une voiture civile à Rafah », dans le sud du territoire, à la frontière avec l'Égypte. Cette zone frontalière abrite des centaines de tunnels de contrebande servant au trafic de marchandises, d'armes et de fonds.
Ce raid survient après que des tirs de roquettes Grad et une volée d'obus ont été lancés, mercredi, contre le sud d'Israël, après un accrochage près de la frontière avec Israël qui a fait un mort et une dizaine de blessés du côté palestinien.
Le premier ministre israélien a lancé un avertissement contre le mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza, et les groupes armés. « J'ai ordonné à l'armée israélienne de répondre avec force et elle l'a fait immédiatement sur une grande échelle. Nous sommes déterminés à défendre nos citoyens et nous n'accepterons aucun bombardement contre notre population civile », a averti Benjamin Netanyahu.
Le Hamas a de son côté accusé « l'ennemi sioniste de porter la responsabilité de l'escalade sur le terrain ». Il a renouvelé ses consignes visant à faire respecter par les groupes armés du territoire une trêve avec Israël, mais se réserve le droit de « résister à toute incursion israélienne » à l'intérieur du territoire.
Dans la ville de Nablus, en Cisjordanie, 5000 Palestiniens ont par ailleurs manifesté contre le veto américain d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant la colonisation israélienne. Quelque 1500 autres ont marché dans les rues de Ramallah.
Les manifestants ont aussi appelé à une union entre l'Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie, et son rival le Hamas, le mouvement qui dirige la bande de Gaza. De multiples tentatives de réconciliation entre les deux parties ont échoué dans le passé.
La résolution des Nations unies avait été soutenue par les 14 autres membres du conseil de sécurité. C'est la première fois que les États-Unis utilisent leur droit de veto depuis l'arrivée de Barack Obama à la présidence américaine.