![]() En profondeur Yémen: les partisans du gouvernement s'en prennent aux manifestants Mise à jour le mercredi 23 février 2011 à 22 h 36 Yémen: les partisans du gouvernement s'en prennent aux manifestantsLe président du Yémen a annoncé, mercredi, avoir ordonné à ses services de sécurité de protéger les manifestants, de cesser les affrontements et d'empêcher les confrontations directes entre partisans et opposants du gouvernement. La directive a été annoncée à la fin de la journée, lors de laquelle les forces de sécurité dans la ville d'Aden ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles dans les airs pour disperser des milliers de manifestants tandis que dans la capitale, Sanaa, des partisans du gouvernement armés de massues ont attaqué des manifestants.
Selon Amnistie internationale, deux personnes ont été tuées à Sanaa, les premières victimes rapportées dans la capitale depuis le début du soulèvement, il y a environ deux semaines. Le Yémen, un pays pauvre dont le gouvernement est faible et où une filiale d'Al-Qaïda est active, est balayé par une vague de manifestations inspirées des soulèvements en Égypte et en Tunisie. Les manifestants demandent la démission du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans et appuyé par les États-Unis. Le président a affirmé qu'il se présenterait pas aux élections de 2013. Dans la journée de mercredi, des milliers de personnes ont convergé sur une place de la capitale pour venir renforcer les rangs des manifestants anti-gouvernementaux, après que des partisans du président armés de massues eurent tenté de les en déloger. Dans la ville portuaire de Hodeida, sur la mer Rouge, des partisans du gouvernement ont attaqué un groupe de manifestants et ont blessé au moins 10 personnes, selon des militants qui ont participé à la manifestation. À Aden, les forces de sécurité ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à des tirs de semonce pour disperser les manifestants, d'après des responsables. Démissions au sein du parti au pouvoir Sept députés appartenant au parti au pouvoir ont démissionné à cause de la situation dans le pays, avec l'intention de former leur propre groupe indépendant, a dit un membre du Parlement, Abdul-Aziz Jabbari. Ces démissions portent à neuf le nombre de députés qui ont quitté le parti depuis le début des manifestations. Le ministre yéménite de l'Intérieur, le général Mouthar al-Masri, a par ailleurs rencontré, mercredi, l'ambassadeur américain Gerald Feierstein et un émissaire britannique, qui ont tous deux exprimé leur préoccupation face à la « violence injustifiée » dont font l'objet les manifestants. Le général al-Masri les a assurés que les forces de l'ordre étaient neutres et tentaient aussi bien de protéger les manifestants antigouvernementaux que les partisans du président Saleh, selon un communiqué diffusé par le ministère. Associated Press Fil international en continuMis à jour il y a 1 heure 50 minutesCorrespondants à l'étranger
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