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La Libye

Mise à jour le jeudi 20 octobre 2011 à 15 h 19 HAE

La Libye


Après le départ du dictateur tunisien Ben Ali et la chute d'Hosni Moubarak en Égypte, les Libyens, à leur tour, ne seront plus dirigés par Mouammar Kadhafi et son régime.

Depuis la mi-février, les rebelles ont multiplié les offensives pour chasser du pouvoir le colonel Khadafi. Il leur a fallu environ huit mois de combats sanglants pour s'emparer de tout le pays.

Les rebelles ont pu compter sur l'appui de l'OTAN. Selon leur porte-parole militaire, l'OTAN a joué un rôle très important dans la libération de la capitale libyenne, Tripoli, en bombardant des endroits impossibles à atteindre avec les armes légères des insurgés.

Rappelons qu'après le début des manifestations meurtrières déclenchées en février, l'ONU a approuvé en mars le recours à la force pour protéger les civils. C'est l'OTAN qui a été désignée pour diriger les commandements militaires des opérations. De leur côté, les voisins de la Libye où le vent de la révolte s'est également fait sentir n'ont pu compter sur un tel appui.



Cette révolte populaire, qui avait pour objectif de libérer le peuple de la dictature, a coûté cher en vies humaines. Selon des chiffres avancés par le président du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique des rebelles créé en février, le conflit aurait fait plus de 20 000 morts depuis le début du soulèvement contre Mouammar Kadhafi.

Mouammar Kadhafi, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale, restait introuvable depuis la chute de Tripoli au mois d'août.

Beaucoup de rumeurs et de spéculations ont circulé sur le sort de Kadhafi sans qu'elles soient vérifiées. On a annoncé qu'il s'était réfugié en Algérie, ensuite qu'il se trouvait dans le désert. Finalement, il a été retrouvé et tué dans son fief à Syrte.

L'étincelle

Les manifestations en Libye ont commencé en raison notamment de l'arrestation de l'avocat Fethi Trabel, qui défend les familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade à la prison d'Abou Salim.

L'ONG Human Rights Watch affirme qu'au moins 1200 prisonniers avaient été tués par les forces de l'ordre dans des circonstances qui restent obscures.

Situation politique : La Libye a été gouvernée d'une main de fer et à coups de pétrodollars par le colonel Kadhafi, à la suite d'un coup d'État réalisé en 1969.



Répression et étouffement de toute expression étaient les deux instruments de gestion du régime libyen.

De plus, le leader libyen, 68 ans, a été soupçonné de « tentation dynastique ». Son fils, Seif al-Islam, a pris de plus en plus de place, aussi bien sur la scène nationale que sur la scène internationale.

Devenu populaire auprès de la jeunesse, Seif al-Islam a entamé une réflexion sur des réformes menant à davantage de démocratie. Cependant, rien de tangible n'a vu le jour.

Les acteurs politiques

L'opposition libyenne ne pouvait agir que dans la clandestinité au pays, mais elle était également présente à l'étranger, notamment à Londres et à Genève.

Dans le large spectre de cette opposition, on retrouve aussi bien des islamistes que des nationalistes et des monarchistes, ainsi qu'un courant démocratique.

Les manoeuvres du régime

Conscientes du risque de propagation de la révolte en Libye, les autorités avaient pris les devants en annonçant au cours du mois de février des réformes institutionnelles, sans toutefois en préciser la nature.

Le régime avait aussi libéré 110 prisonniers islamistes du Groupe islamique de combat libyen.

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