Des Japonais arrosent des activistes de Greenpeace, en décembre 2001.
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AFP/Jeremy Sutton-Hibbert
Le Japon cesse prématurément sa chasse à la baleine dans l'Antarctique pour cet hiver, sous la pression du groupe écologiste Sea Shepherd.
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche japonais, Michihiko Kano, a déclaré que Tokyo avait pris cette décision à cause du « harcèlement incessant » mené par l'association de défense de l'environnement.
Le fondateur de Sea Shepherd, le Canadien Paul Watson, a indiqué que l'un de ses navires suivait le navire-usine japonais Nisshin Maru de très près depuis un bon moment, rendant « physiquement impossible » le chargement et le traitement de carcasses de baleines à son bord. Il s'agit là de la stratégie habituelle des militants de Sea Shepherd, qui poursuivent chaque année les baleiniers nippons à bord de leurs propres navires afin d'empêcher la capture des cétacés.
Le gouvernement australien et Sea Shepherd ont néanmoins accueilli avec insatisfaction, jeudi, l'annonce faite la veille par le gouvernement japonais.
Le gouvernement australien et le groupe écologiste ont tous deux promis de continuer leurs campagnes respectives pour obtenir un arrêt permanent de cette chasse.
L'Australie a notamment déposé une poursuite l'an dernier contre le Japon devant la Cour internationale de Justice, à La Haye. Les Australiens considèrent que les mers du Sud sont un « sanctuaire pour baleines » et le pays milite depuis longtemps pour la fin de la chasse.
Alors que la chasse commerciale aux cétacés est interdite depuis 1986, le Japon continue de pêcher chaque année plusieurs centaines de baleines dans l'Antarctique, en soutenant que ses motifs sont de nature scientifique. Les autorités japonaises affirment par ailleurs que la pêche à la baleine est une tradition culturelle ancestrale, mais les écologistes rejettent l'argument.