![]() Mise à jour le jeudi 23 décembre 2010 à 12 h 43 L'ONU s'inquiète du sort du soldat à l'origine des fuitesLes Nations unies ont lancé une enquête sur les mauvais traitements dont serait victime Bradley Manning, un informateur de WikiLeaks emprisonné par la marine américaine. Un sympathisant de Bradley Manning a déposé une plainte auprès du rapporteur spécial sur la torture de l'ONU, Manfred Nowak, car il soupçonne que le soldat subit de la torture dans la prison américaine de Quantico, en Virginie.
Bradley Manning serait contraint de passer 23 heures sur 24 seul dans sa cellule, d'après des renseignements fournis par des proches qui lui ont rendu visite. Le Pentagone nie ces accusations de maltraitance, mais si les Nations unies déterminent qu'elles ont bien eu lieu, les États-Unis devront y mettre un terme. Bradley Manning, âgé de 23 ans, est retenu prisonnier, car il est accusé d'avoir fourni des documents confidentiels sur la guerre en Irak au site WikiLeaks. Celui qui aurait dévoilé les dessous de la diplomatie américaine Ancien analyste de données pour l'armée américaine en Irak, il avait accès à deux réseaux informatiques sécurisés utilisés par les militaires et les diplomates américains partout sur la planète. Il aurait donc copié des centaines de milliers de documents et les aurait envoyés au site WikiLeaks. Bradley Manning aurait été dénoncé par un ancien pirate informatique, Adrian Lamo, lors d'échanges électroniques, dont le magazine américain Wired a publié des extraits. À la chronique Sur le web, Vincent Grou donne plus de détails sur les conditions de détention de Bradley Manning. Manning aurait affirmé à Lamo avoir communiqué des documents de l'armée américaine et des dizaines de milliers de notes diplomatiques confidentielles. Il aurait eu l'intention de les publier pour exposer les « tractations quasi criminelles de la diplomatie américaine ». Adrian Lamo, qui aurait lui-même contribué à des fuites sur WikiLeaks dans le passé, aurait alors décidé de communiquer avec le FBI. En juillet dernier, le soldat de première classe a été inculpé relativement à deux chefs d'accusation: l'un pour violation du règlement militaire après avoir « transféré des données confidentielles sur son ordinateur et ajouté un logiciel non autorisé sur un système informatique classé secret », l'autre pour une série d'infractions au Code pénal des États-Unis, dont la « divulgation d'informations confidentielles concernant la défense nationale », avait indiqué l'armée américaine. S'il était reconnu coupable, Manning pourrait être condamné jusqu'à 52 ans de prison. Radio-Canada.ca avecAssociated Press Fil international en continuMis à jour il y a 1 heure 42 minutesCorrespondants à l'étranger
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