Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a été accueilli avec les honneurs réservés aux chefs d'État jeudi, en France, où il a entamé une visite de deux jours à peine quelques heures après avoir sauvé son gouvernement d'une motion de censure.
À sa descente d'avion, Jean Charest a été accueilli par la secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Marie-Anne Montchamp. Paris n'a rien négligé pour la venue du premier ministre du Québec qui a eu droit aux honneurs de la garde républicaine et de la fanfare militaire qui a étonné la Marseillaise.
Jean Charest a ensuite pris la route de Paris où il a rencontré le président du Sénat, Gérard Larcher. Jean Charest rencontrait ensuite le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour discuter des activités du 50e anniversaire de la délégation du Québec à Paris.
Vendredi, le premier ministre français François Fillon accueillera son homologue québécois à Matignon dans le cadre de la 16e rencontre alternée France-Québec.
La mobilité de la main-d'oeuvre à l'ordre du jour
Le premier ministre Jean Charest en compagnie de Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.
L'ouverture mutuelle des marchés de l'emploi et les accords sur la mobilité de la main-d'oeuvre entre le Québec et la France seront à l'ordre du jour.
Cette tradition des visites alternée France-Québec a été créée par René Lévesque et Raymond Barre il y a 34 ans.
Mardi, la ministre québécoise des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a signé à Paris une série d'accords de reconnaissance mutuelle des compétences d'une dizaine de professions.
Ce qui porte à près de 70 les métiers couverts par l'entente sur la mobilité professionnelle signée en 2008 par la France et le Québec.
Monique Gagnon-Tremblay a dû remplacer Jean Charest à la séance de signature en raison du vote sur la motion de censure qui a retenu le premier ministre Charest à l'Assemble nationale jusqu'à mercredi.