Confusion autour de l'autodafé du Coran

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
Le pasteur Terry Jones Le pasteur Terry Jones   © AP Photo/Orlando Sentinel, Stephen M. Dowell

Le pasteur Terry Jones tergiverse sur sa décision de brûler des exemplaires du Coran pour marquer le 9e anniversaire du 11 septembre. Après avoir renoncé au projet, menace maintenant de revenir sur sa décision.

La confusion régnait jeudi soir concernant le projet du pasteur floridien Terry Jones de renoncer à son projet de brûler des exemplaires du Coran.

Jeudi, il a affirmé avoir obtenu la garantie que le site du projet de construction d'un centre islamique près de Ground Zero, à New York, serait déplacé. Le pasteur a fait cette déclaration après deux rencontres avec un envoyé du promoteur de ce projet, l'imam Feisal Abdul Rauf.

Ce dernier avait déclaré mercredi à CNN qu'il était surpris de l'hostilité que provoquait un tel projet. Il avait laissé entendre qu'il serait prêt à implanter le centre islamique ailleurs.

Des sources proches du promoteur ont toutefois démenti jeudi l'information voulant qu'un accord soit intervenu avec le pasteur Terry Jones.

Comme si ce n'était pas assez, le pasteur Jones a ainsi menacé jeudi soir de revoir sa décision. Dans un communiqué, il a été précisé qu'il mettait « les choses entre parenthèses pour l'instant », se disant « vraiment déçu et choqué ». Il a ajouté que si la position de l'imam Rauf est vraie, il « nous a clairement menti ».

L'homme d'affaires milliardaire Donald Trump a même offert d'acheter le site du centre islamique, en payant jusqu'à 25 % de plus que le prix initial, pour mettre fin à la controverse. On lui a toutefois répondu que l'endroit n'était pas à vendre.

À suivre samedi...

Plus tôt jeudi, le pasteur a dit qu'il se rendrait samedi prochain à New York pour s'entretenir avec l'imam Feisal Abdul Rauf, à l'origine du projet controversé de centre islamique. Le pasteur Jones a fait cette déclaration après s'être entretenu avec un imam de Floride, Muhammad Musri. Il a indiqué qu'il l'accompagnerait à New York samedi.

Sur les ondes de CNN, l'imam Muhammad Musri, qui dirige la Société islamique de Floride centrale, a dit qu'il s'est entretenu avec l'épouse de l'imam de New York. Il a déclaré : « Je pense qu'il l'envisage », concernant la possibilité que le centre soit déplacé, ajoutant avoir « l'engagement du secrétariat de l'imam de participer à une réunion tripartite ».

Plus tôt dans la journée, des membres de l'administration du président Barack Obama avaient évoqué la possibilité d'appeler directement le pasteur Jones pour le convaincre de renoncer à son projet qui a été dénoncé dans le monde entier comme étant une incitation à la violence et à la haine.

L'Agence France Presse a effectivement rapporté que le chef du Pentagone, Robert Gates, aurait appelé jeudi après-midi le pasteur Jones pour le convaincre de changer d'avis. L'abandon de l'autodafé du Coran constitue un soulagement pour les autorités américaines qui redoutaient les conséquences qu'il aurait pu avoir, ne serait-ce que pour les soldats américains en mission en Afghanistan.

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