Le livre du pasteur Terry Jones
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Dove World Outreach Center
L'admnistration Obama considère la possibilité d'appeler le pasteur Terry Jones pour tenter de le dissuader de brûler des exemplaires du Coran samedi, jour du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre.
L'administration Obama songe à appeler le pasteur Terry Jones pour le dissuader de brûler des exemplaires du Coran samedi. Trois agents du FBI ont rendu visite au pasteur ce matin.
C'est du moins ce qu'a affirmé jeudi le porte-parole de la Maison-Blanche. Robert Gibbs soutient que le chef du groupuscule chrétien de Gainesville en Floride est un « homme désespéré » qui cherche à attirer l'attention.
Le pasteur Jones a déclaré au quotidien USA Today qu'un appel de la Maison-Blanche pourrait l'inciter à revoir so projet.« Je ne pense pas qu'un appel de leur part est quelque chose dont nous ne tiendrions pas compte », a-t-il dit.
Un porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a cependant expliqué que l'administration redoutait que contacter le pasteur crée un précédent qui inciterait des « extrémistes » à l'imiter.
En attendant que la Maison-Blanche tranche le débat, trois agents du FBI ont rendu visite au pasteur Jones jeudi matin. Ils sont entrés dans l'église et y sont restés une vingtaine de minutes avant de quitter les lieux.
L'accès à l'église est présentement bloqué par la police. Seuls les quelque 30 membres de l'église et les journalistes sont autorisés à s'y rendre.
Les sénateurs républicains John McCain et Mitch McConnell ont aussi demandé au pasteur Jones de ne pas mettre son projet à exécution. L'ex-colistière de M. McCain lors de la présidentielle de 2008, Sarah Palin, s'est aussi prononcée contre le projet.
Mercredi, le leader des républicains à la Chambre des représentants, John Boehner, avait aussi livré un plaidoyer en ce sens. Sur les ondes d'ABC, il a déclaré « que le fait d'avoir le droit de faire quelque chose aux États-Unis ne signifie pas que c'est la bonne chose à faire. »
Étant donné les lois sur la liberté d'expression aux États-Unis, le gouvernement peut difficilement empêcher le pasteur Jones de brûler des exemplaires du Coran, livre sacré pour tous les musulmans du monde.
La diplomatie américaine craint que le projet du pasteur Jones ne mette le feu aux poudres et a lancé une mise en garde aux Américains dans le monde entier.
Rappelant que « des manifestations, dans certains cas violentes, ont déjà eu lieu dans plusieurs pays », le département d'État indique que « la possibilité de nouvelles manifestations, dont certaines pourraient s'avérer violentes, demeure élevée ».
« Nous vous demandons instamment d'être attentifs aux réactions locales à la situation, et d'éviter les endroits où des manifestations pourraient avoir lieu ».
« Les sites du gouvernement américain dans le monde entier restent à un niveau d'alerte élevé et sont susceptibles de fermer temporairement », poursuit le document.
L'alerte est en vigueur jusqu'au 30 septembre.
Interpol a aussi lancé une alerte mondiale jeudi, évoquant une « forte probabilité » d'attaques violentes si le projet est mené à bien. L'alerte a été adressée aux 188 pays membres d'Interpol.
Le président américain Barack Obama a aussi ajouté sa voix au concert de protestations soulevé par le projet du pasteur Jones.