![]() Un responsable s'est vanté de pouvoir torturerMise à jour le mercredi 8 septembre 2010 à 23 h 29
Un membre des services de renseignement afghans s'est vanté l'an dernier auprès de militaires canadiens que son organisation pouvait torturer ou battre des prisonniers. Il s'agirait de la première fois qu'un représentant de la Direction nationale de la Sécurité afghane (DNS) aurait fait un tel aveu. Des notes de synthèse, citées par la Presse canadienne, montrent que les diplomates canadiens et les gardiens de prison de Kandahar tentaient en mai 2009 de vérifier la véracité de ces allégations. Les déclarations ont été faites le 9 mai lors d'une rencontre qui a eu lieu à Kandahar et à laquelle assistaient les commandants terrestres. Selon les critiques, il s'agit là d'une autre preuve qu'Ottawa ne devrait plus transférer de prisonniers aux autorités afghanes. À la suite de cette déclaration, le commandant à l'époque des troupes canadiennes en Afghanistan, le brigadier général Jon Vance, avait ordonné un arrêt immédiat des transferts de prisonniers afghans. À l'automne, alors qu'il faisait face à un feu nourri en Chambre, le ministre de la Défense, Peter MacKay, avait reconnu que les transferts de prisonniers avaient été interrompus en mai 2009. Il n'avait cependant pas expliqué les circonstances à l'origine de cette décision. Le gouvernement Harper a seulement reconnu que l'interruption des transferts de présumés combattants afghans était reliée aux « allégations concernant le traitement » des prisonniers. Une déclaration embarrassante Les allégations de torture du membre de la DNS ont forcé la tenue d'une rencontre extraordinaire le 12 mai 2009, selon un document de synthèse préparé pour le ministre MacKay. Une vidéoconférence privée avait été organisée. Des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la Défense nationale, des commandants militaires basés au Canada et en Afghanistan et des diplomates de Kaboul s'étaient entretenus avec le Bureau du Conseil privé, le ministère du premier ministre Harper. Le 15 mai, le ministre MacKay recevait un sommaire qui appelait à une « réponse immédiate » étant donné « la nature délicate des allégations ». Les interrogatoires menés auprès des prisonniers dans la foulée de la déclaration incendiaire ont par ailleurs contribué à calmer le jeu. Ottawa avait décidé de garder le silence à ce sujet et de l'évoquer en public seulement si des questions étaient posées. Des diplomates ont exprimé l'automne et le printemps dernier leurs préoccupations sur la sécurité des détenus transférés. Les audiences publiques de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire doivent reprendre jeudi après une pause d'environ trois mois. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Error processing SSI file
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