800 détenus s'évadent de prison

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
L'entrée de la prison de Bauchi L'entrée de la prison de Bauchi   © AFP/Aminu Abubakar

Un groupe armé a attaqué une prison de la ville de Bauchi, au centre du pays, libérant 800 détenus, dont plus de 100 membres d'une secte islamiste.

Un commando fortement armé a attaqué mardi soir une prison dans la ville de Bauchi, dans le centre du Nigeria, libérant 800 détenus dont plus de 100 membres d'une secte islamiste, a annoncé la police nigériane.

Les assaillants ont tué quatre personnes et mis le feu à une partie de la prison, a précisé le commissaire de la police locale. La police a indiqué qu'une trentaine de prisonniers, dont 11 membres de la secte, ont été arrêtés depuis.

Un habitant de Bauchi a raconté qu'une cinquantaine d'hommes armés de fusils-mitrailleurs sont arrivés, ont forcé les portes de la prison et libéré tous les prisonniers.

Le commando, selon plusieurs témoins, a probablement été envoyé par la secte extrémiste islamique Boko Haram, à l'origine d'un soulèvement qui a fait plus de 700 morts durant l'été 2009 dans la région de Maiduguri, dans le nord du pays. Plus de 120 adeptes de la secte arrêtés à la suite du soulèvement étaient détenus à la prison de Bauchi en attendant leur procès.

La secte, dont le nom signifie en haoussa « l'éducation occidentale est un péché », se veut le pendant nigérian des talibans afghans. Sa vision radicale de l'islam n'est pas partagée par la majorité des musulmans nigérians, dont l'organisation représentative, la Jamaatu Nasril Islam, a condamné ses méthodes violentes.

Élections

Par ailleurs, le président intérimaire Goodluck Jonathan, un chrétien du sud, a fait savoir mercredi qu'il avait l'intention de se présenter aux élections présidentielles du 22 janvier prochain.

Toutefois, son parti, le Parti démocratique populaire, est divisé dans la mesure où son règlement interne stipule que le prochain candidat devrait être un musulman du nord, pour respecter l'alternance au pouvoir.

Jusque-là vice-président, M. Jonathan a remplacé en mai dernier le président sortant Umaru Yar'Adua, un musulman du nord, mort de maladie.

Le président Jonathan a nommé mardi de nouveaux chefs dans l'armée, dans la police et dans les services de renseignement.

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