La foreuse T-130 creuse un puits pour secourir les 33 mineurs prisonniers de la mine de San José.
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Le plan B de l'opération de sauvetage des 33 mineurs chiliens, prisonniers de la mine de San José dans le Nord du pays, va bon train. Le forage d'un deuxième puits de secours a progressé de 268 mètres, soit près de la moitié des 630 mètres à parcourir, en l'espace de quelques jours.
Moins puissante, mais plus rapide, la foreuse du plan B a parcouru près de la moitié du chemin pour parvenir aux 33 mineurs prisonniers sous terre depuis plus de 30 jours. Le puits devra toutefois être élargi avant de faire passer des hommes.
Le forage de ce puits de secours, plus rapide, demeure toutefois un plan de rechange en raison de l'incertitude qui plane sur la possibilité d'y faire passer les mineurs. La première phase de l'opération consiste en l'élargissement - de 12 à 30 centimètres - d'un puits existant pour le ravitaillement des mineurs. L'élargissement du puits servira tout d'abord à faire parvenir des objets plus volumineux aux mineurs. Les ingénieurs devront ensuite déterminer s'ils peuvent élargir de nouveau le conduit, à 70 centimètres de largeur cette fois, afin d'y faire transiter les 33 hommes.
Le forage du deuxième puits s'effectue plus rapidement puisqu'il profite d'un puits existant et d'une foreuse - la T-130 - plus rapide bien que moins puissante.
Le plan A, qui demeure le plan de sauvetage principal, consiste en un forage d'un nouveau puits de 702 m de long sur 66 cm de largeur à l'aide d'une puissante foreuse, la « Strata ». La progression est plus lente que celle du plan B puisqu'il s'agit d'un tout nouveau puits.
Les autorités misent également sur un plan C qui fera appelle à une foreuse pétrolière. Elle nécessite toutefois l'installation d'une base grande comme un terrain de soccer et ne pourra amorcer ses travaux avant le 18 septembre. Elle devrait, à cette date, amorcer le forage d'un nouveau puits et donner naissance à un nouvel espoir pour les familles des mineurs.
Au mieux, les mineurs pourraient être libérés au début du mois de novembre, sinon ils devront attendre un mois de plus, soit au début du mois de décembre.
Alerte aux infections
Le séjour sous la terre de plus de 30 jours des mineurs commence à influer sur leur état de santé. Tous les mineurs souffrent de problèmes de peau en raison de la chaleur et de l'humidité qui règnent sous terre. Les mineurs souffrent d'éraflures, de pied d'athlète et d'infections qui pourraient s'avérer dangereuses en raison des conditions propices à la propagation de bactéries. Ainsi, de simples coupures ou éraflures peuvent se révéler dangereuses par 700 mètres de profondeur et par une chaleur de 30 degrés et une humidité de 88 %.
Les risques d'infection sont également augmentés en raison de l'exiguïté des lieux et de la promiscuité entre les mineurs. La gangrène gazeuse menace notamment les mineurs. Cette bactérie, que l'on retrouve dans le sol, prolifère rapidement dans les environnements pauvres en oxygène et tue rapidement les tissus. Cette infection force les malades à l'ablation rapide des zones infectées ou à l'amputation d'un membre.
L'armée chilienne va d'ailleurs former un certain nombre des 33 mineurs à la médecine de combat afin qu'ils puissent faire face à certaines situations d'urgence.
« Comme ils sont divisés en trois groupes, nous allons former trois ou quatre membres de chaque groupe pour les transformer en secouristes », a déclaré le commandant de la marine Andres Llarena au quotidien La Tercera. « Ces nouvelles techniques développées par les forces armées américaines et utilisées en Irak et en Afghanistan permettront aux mineurs de gérer des problèmes affectant les voies respiratoires et de traiter des fractures ou des hémorragies graves », a-t-il ajouté.
Les mineurs sont coincés sous terre depuis un éboulement survenu le 5 août dernier.