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Photo: La Presse Canadienne /Daniel Ochoa de Olza José Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol (archives) |
José Luis Rodriguez Zapatero a été intransigeant mardi en opposant une fin de non-recevoir à l'annonce de cessez-le-feu de l'ETA. Lors d'une conférence de presse, le chef de l'exécutif espagnol a exigé de l'organisation indépendantiste l'abandon définitif des armes.
À présent, les communiqués n'ont plus de valeur, seules ont de la valeur les décisions, et la seule décision qui vaille se dit en peu de mots : abandon des armes pour toujours.
— José Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement
L'avertissement du chef du gouvernement Zapatero vise également le Batasuna, parti indépendantiste radical interdit. Le bras politique de l'ETA ne doit pas compter sur l'annonce du groupe armé pour espérer rentrer dans le jeu démocratique légal, a insisté José Luis Rodriguez Zapatero, qui reproche au Batasuna de ne pas condamner fermement la violence.
La réponse du chef du gouvernement espagnol intervient au lendemain de celle du ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui avait annoncé la couleur en qualifiant d'insuffisante l'annonce de l'ETA.
Cette position est partagée par l'ensemble des partis espagnols, dont certains y voient une trêve tactique à visées électorales et de réorganisation du groupe clandestin, mis à mal par la police depuis deux ans.
Le groupe indépendantiste est considéré par l'Union européenne, les États-Unis et le Canada comme une organisation terroriste.
Le Batasuna est interdit en Espagne depuis 2003 en raison de ses liens avec l'ETA et de son refus d'en condamner explicitement la violence. La formation politique tente d'obtenir sa légalisation avant les élections municipales de 2011.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
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