Un blessé de l'attentat de Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan
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AFP/Hasham Ahmed
Au moins 16 personnes ont été tuées et plus de 50, blessées mardi dans un attentat à la voiture piégée survenu dans un complexe résidentiel réservé aux familles de policiers à Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police pakistanaise.
Un attentat-suicide à la voiture piégée a fait au moins 16 morts et une cinquantaine de blessés dans un complexe résidentiel réservé aux familles de policiers à Kohat, dans le nord-ouest du Pakistan.
Les autorités ont confirmé la mort de policiers, ainsi que de nombreuses femmes et d'enfants dans cette ville proche des zones tribales de Khyber et d'Orakzai. Plusieurs blessés seraient dans un état critique.
Le kamikaze a lancé sa voiture remplie de 300 kilos d'explosifs dans les grilles du complexe alors que la nuit tombait.
Le véhicule piégé a gravement endommagé une caserne de la police et des maisons situées aux environs se sont effondrées, prenant au piège plusieurs personnes. Les secours progressaient difficilement, l'électricité ayant été coupée après l'explosion.
Peu après cette attaque, une bombe a explosé au passage d'une patrouille de police dans la ville de Hangu, non loin de Kohat, faisant plusieurs blessés.
Le premier ministre Yusuf Raza Gilani a dénoncé l'attentat-suicide de Kohat, « un crime odieux visant des civils innocents ».
Les attaques se multiplient
Les rebelles talibans ont lancé une série d'attaques depuis une semaine au Pakistan, à quelques jours de la fin du ramadan.
L'attentat de Kohat n'a encore fait l'objet d'aucune revendication, mais les talibans avaient revendiqué plus tôt dans la journée un autre attentat qui a fait 19 morts lundi, à Lakki Marwat, dans la province de Khyber. Ils avaient également annoncé qu'ils allaient poursuivre leurs attaques contre les forces de sécurité.
Vendredi, un kamikaze avait fait exploser sa bombe au coeur d'un rassemblement de chiites à Quetta, au sud-ouest, tuant 59 personnes. Le 1er septembre, un triple attentat a tué 31 personnes lors d'une procession chiite à Lahore.
Les zones tribales du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, sont le fief du parti des talibans pakistanais et d'autres groupes islamistes, mais aussi le sanctuaire présumé des cadres d'Al-Qaïda, qui y entraîne ses troupes.