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Photo: AFP/Asif Hassan |
Les pires inondations en 80 ans au Pakistan ne semblent pas vouloir se résorber dans le sud du pays, toujours aux prises avec ce « tsunami au ralenti », comme l'a décrit le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Le Bureau de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) a annoncé mardi que les inondations dans le pays avaient fait 10 millions de sans-abri. Ce nombre ne comprend pas les personnes qui ont reçu une tente d'urgence ou celles qui sont hébergées dans des écoles, a précisé le porte-parole de l'OCHA à Islamabad, Maurizio Giuliano. À ce jour, un peu plus de 1,8 million de personnes ont reçu des abris ou se trouvent dans des édifices scolaires.
L'ONU estime maintenant que 21 millions de personnes sont directement touchées par les inondations, selon ce qu'a indiqué mardi une porte-parole de l'OCHA, Elisabeth Byrs.
La catastrophe a fait 1760 morts depuis la fin de juillet, selon le gouvernement pakistanais. Autorités et experts s'attendent à ce que ce bilan s'alourdisse lorsque les eaux se retireront, et en raison de malnutrition et d'épidémies à grande échelle.
Si la situation s'est améliorée dans le nord et le centre du pays, la montée des eaux se poursuit dans la province du Sind, dans la basse vallée du fleuve Indus, où environ 7 millions de personnes sont sinistrées, selon Mme Byrs. Les autorités tentent de sauver les villes de Dadu et de Johi, cette dernière abandonnée par ses 60 000 habitants qui se retrouvent dans des camps improvisés mis en place par l'armée pakistanaise.
Manque de moyens
Les travailleurs humanitaires font face à des obstacles logistiques, mais aussi à un manque de moyens. Selon l'ONU, seuls 300 des 460 millions de dollars réclamés à la communauté internationale le 11 août dernier ont été versés jusqu'à maintenant. Elisabeth Byrs, de l'OCHA, a souligné que seulement la moitié des besoins en santé avaient été comblés, tandis que c'était le cas de moins du tiers des besoins en eau, en équipement d'assainissement et en produits d'hygiène.
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Photo: AFP/HCR/Jason Tanner L'actrice Angelina Jolie a visité le camp de Nowshera au Pakistan. |
La journée de mardi a été marquée par la visite de l'ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) de l'ONU, Angelina Jolie.
L'actrice américaine, qui a elle-même fait un don de 100 000 $ pour aider les sinistrés, a visité des réfugiés afin « d'attirer l'attention du monde » sur l'épreuve qu'ils vivent, selon un communiqué du HCR.
Des pluies exceptionnelles de la mousson ont entraîné un gonflement des rivières et des fleuves jusqu'à 40 fois leur volume normal au Pakistan. Plus du cinquième du territoire pakistanais a été inondé, soit une superficie équivalente à celle de l'Angleterre.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press
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