La fumée témoigne de la force de l'explosion qui a secoué le quartier Bab al-Mouazam, à Bagdad.
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AFP/Amar Karim
Un groupe affilié au réseau Al-Qaïda a revendiqué l'attaque meurtrière menée dimanche contre une base de l'armée irakienne à Bagdad.
L'attaque menée dimanche au centre de Bagdad contre une base militaire irakienne a été revendiquée mardi par une organisation affiliée au réseau Al-Qaïda.
Dans un communiqué publié sur un site Internet islamiste, le groupe baptisé « L'État islamique d'Irak » relate plusieurs détails de l'attaque qui a fait 12 morts et 25 blessés. Selon le groupe, cinq kamikazes armés et bardés d'explosifs ont pris d'assaut la base de Roussafa.
L'un d'entre eux aurait d'abord fait exploser un véhicule piégé devant l'une des grilles qui bloquent l'accès à la base. Les quatre autres attaquants auraient quant à eux réussi à occuper un bâtiment à l'intérieur de la base.
Le siège aurait duré plus d'une heure, selon l'État islamique d'Irak, jusqu'à ce que l'aviation et les troupes américaines interviennent. Après avoir épuisé leurs munitions, les assaillants auraient actionné leurs ceintures d'explosifs, détruisant le bâtiment occupé, précise le communiqué.
Selon des journalistes de l'Agence France Presse, des habitants du secteur ont affirmé avoir entendu des tirs nourris une heure après l'explosion de dimanche matin. Les services de sécurité ont, quant à eux, parlé de tirs de semonce pour tenir les passants à distance, en cas de deuxième attaque.
L'État islamique d'Irak est une formation dite « parapluie » qui regroupe plusieurs organisations terroristes et djihadistes en Irak. L'organisation jouit du soutien du réseau Al-Qaïda.
Le complexe de la base visée par l'attaque de dimanche était le siège du ministère de la Défense sous le règne de Saddam Hussein. Il abrite désormais un centre de recrutement et de commandement de l'armée irakienne qui avait été la cible, deux semaines plus tôt, d'un attentat-suicide ayant causé la mort de 59 personnes parmi les recrues et les soldats.
Les Irakiens responsables de leur sécurité
L'attentat de dimanche est le plus meurtrier en Irak depuis la fin de la mission de combat de l'armée américaine, il y a cinq jours. Les forces irakiennes doivent maintenant assumer seules le maintien de la sécurité dans un pays en proie à des attaques quotidiennes.
L'Irak connaît en plus un regain de violence depuis le début de l'été. Le bilan officiel fait état de 426 morts, dont 295 civils, seulement pour le mois d'août.