Lancement d'un missile Qiam le 20 août 2010 dans un endroit non identifié, en Iran.
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AFP/Vahid Reza Alaei, Ministère de la défense iranienne
Un rapport confidentiel de l'Agence internationale de l'énergie atomique obtenu par Reuters révèle que Téhéran a augmenté sa production d'uranium faiblement enrichi.
Selon un rapport confidentiel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) obtenu lundi par Reuters, Téhéran a intensifié son activité nucléaire.
Malgré les sanctions internationales imposées à l'Iran en juin dernier par l'ONU, le Canada les États-Unis et l'Union européenne pour persuader ses dirigeants de mettre fin à leurs activités nucléaires, sa production totale d'uranium faiblement enrichi a augmenté de près de 15 % depuis le mois de mai. Elle aurait atteint 2,8 tonnes, par rapport à 2,4 tonnes en mai dernier.
L'AIEA souligne dans le rapport sa préoccupation face à l'éventuelle mise au point en Iran d'une charge nucléaire destinée à un missile. L'agence s'inquiète aussi des « objections répétées » de l'Iran face au choix des inspecteurs appelés à travailler dans le pays.
En juin dernier, Téhéran a notamment empêché deux experts nucléaires de l'ONU d'entrer sur son territoire.
Le rapport mentionne que « l'agence rejette les arguments par lesquels l'Iran tente de justifier ses objections ». Elle dit également craindre « que cette objection répétée à la désignation d'inspecteurs expérimentés n'entrave le processus d'inspection et ne diminue la capacité de l'agence à mettre en place des garde-fous en Iran. »
Les puissances occidentales soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, bien que le gouvernement iranien rejette ces accusations.
Selon la Maison-Blanche, le rapport montre que Téhéran aspire toujours au nucléaire militaire. « Le dernier rapport de l'AIEA sur l'Iran démontre à nouveau que l'Iran refuse de se conformer à ses obligations internationales dans le domaine nucléaire et persiste à élargir son programme nucléaire en se rapprochant d'une capacité nucléaire militaire », a déclaré Tommy Vietor, porte-parole de la présidence américaine.
Ali Asghar Soltanieh, représentant iranien auprès de l'AIEA, a déclaré pour sa part que le rapport « ternissait la réputation technique de l'agence » car toutes les activités nucléaires étaient sous sa « complète supervision ».
Téhéran donne des signes contradictoires sur sa volonté de reprendre des négociations en proposant des entretiens sans conditions sur un projet d'échange de combustible et en fixant des conditions pour des discussions élargies.
L'AIEA demande aux autorités iraniennes d'avoir accès aux sites et aux équipements qu'elle veut inspecter, en plus de pouvoir interroger certaines personnes.
Ce conflit international sur les activités nucléaires de l'Iran dure depuis huit ans et menace de créer un conflit au Moyen-Orient.