La centrale nucléaire de Gundremmingen
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AFP/Christof Stache
La chancelière allemande Angela Merkel a réussi à arracher un accord aux membres de la coalition au pouvoir pour prolonger la durée de vie des 17 centrales nucléaires du pays.
Les 17 centrales nucléaires du pays demeureront en service encore au moins douze ans, a annoncé la coalition au pouvoir, repoussant ainsi de nombreuses années une fermeture prévue, à l'origine, en 2021.
Au terme d'une réunion de douze heures, élus conservateurs (CDU) et libéraux (FDP) ont convenu de maintenir les centrales d'Allemagne en service encore douze ans.
L'annonce en a été faite en pleine nuit par le ministre de l'Environnement Norbert Röttgen. Les centrales les plus anciennes vont obtenir un sursis de huit ans tandis que les plus récentes verront leur durée de vie prolongée de 14 ans.
Angela Merkel s'était déjà prononcé, fin août, pour de tels sursis, mais avait aussitôt fait face à une certaine grogne au sein de la coalition, notamment de la part des ministres impliqués dans le dossier.
Plusieurs groupes écologistes, au premier chef Greenpeace, ont aussitôt critiqué l'accord. Une majorité d'Allemands souhaite que le pays se défasse de sa dépendance à l'énergie nucléaire. La précédente coalition au pouvoir, de 1998 à 2005, avait d'ailleurs décrété la fermeture pour 2021 des centrales nucléaires du pays.
Mais la coalition d'Angela Merkel n'avait jamais fait un secret de sa volonté de repousser cette date, soutenant que la filière des énergies renouvelables n'est pas assez développée pour permettre d'abandonner le nucléaire dès 2021.
Elle souhaite cependant, en contrepartie, forcer les exploitants des centrales à reverser à l'État une part accrue des profits qu'elles engendrent. Les sommes amassées serviraient à financer les énergies renouvelables.