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Un conseil pour négocier avec les talibans

Mise à jour le samedi 4 septembre 2010 à 22 h 32

Le président afghan, Hamid Karzaï

Photo: AFP/SHAH Marai

Le président afghan, Hamid Karzaï (archives)

Le président afghan Hamid Karzaï a annoncé samedi la formation d'un comité chargé d'engager des pourparlers de paix avec les talibans. Il s'agit d'une tâche délicate puisqu'elle consistera à tenter une réconciliation avec les insurgés.

Le pays tend ainsi la main à ceux qui seraient prêts à renoncer à la violence, à honorer la constitution afghane et à rompre les liens avec les organisations terroristes. Un tel scénario n'aurait pas été envisageable il y a un ou deux ans.

Le président espère qu'un dialogue avec les chefs talibans précipitera la fin de la guerre. Le Haut Conseil pour la paix sera composé de décideurs de toutes les sphères de la société.

Des responsables se sont déjà réunis afin de dresser une liste des participants. Elle devrait être annoncée la semaine prochaine, au début des vacances de l'Aïd qui marquent la fin du jeûne du ramadan, a précisé le bureau du président.

Le comité devrait notamment comprendre des partisans du chef des moudjahidines, l'ancien premier ministre Gulbuddin Hekmatyar. Celui-ci dirige ce groupe de militants qui sont associés aux talibans.

Selon le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, les États-Unis et leurs alliés n'ont pas d'autre choix que d'entamer des pourparlers avec l'ennemi.

Le gouvernement américain dépense plus d'un milliard de dollars par an en Afghanistan. Si nous ne voulons pas être encore ici dans 15 ans, nous devons ouvrir le dialogue.

— Robert Gates

Par ailleurs, le spécialiste des opérations de paix, Jocelyn Coulon, considère qu'il s'agit d'une bonne nouvelle pour le Canada qui a « toujours demandé à Karzaï d'élargir le processus de paix avec les talibans prêts à accepter certaines conditions politiques et la nouvelle constitution afghane ».

Ce n'est pas la première fois qu'une telle proposition est faite, et les talibans l'ont déjà refusée. Qualifiant le président Karzaï de marionnette des États-Unis, ils ont déjà dit qu'ils étaient à négocier que lorsque les troupes étrangères auront quitté le pays.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

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