La voiture des quatre colons israéliens assassinés mardi près de la ville d'Hébron.
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AFP/Menahem Kahana
Les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté au moins 150 membres du Hamas en Cisjordanie dans la nuit de mardi à mercredi, selon des responsables du mouvement. La police palestinienne parle quant à elle d'une cinquantaine de sympathisants du Hamas appréhendés.
Des dizaines de militants du Hamas sont arrêtés par la police palestinienne au lendemain d'une attaque qui a tué quatre Israéliens en Cisjordanie et à la veille de la reprise des pourparlers de paix à Washington.
Cette vague d'arrestations dans les rangs du Hamas a été menée au lendemain de la mort de quatre colons israéliens lors d'une attaque lancée près de la ville d'Hébron, en Cisjordanie.
Deux hommes et deux femmes, dont l'une enceinte, ont été tués par des rafales d'armes automatiques tirées contre leur véhicule. L'attaque a été revendiquée peu de temps après par les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.
Les autorités israéliennes ont aussitôt bouclé tous les points de passage entre les zones palestiniennes et israéliennes dans le secteur d'Hébron. Une série de perquisitions ont aussi été menées dans les localités avoisinantes.
Ce regain de tension dans le sud de la Cisjordanie survient à la veille de l'ouverture d'une nouvelle ronde de pourparlers directs de paix qui doit avoir lieu jeudi, à Washington.
Ces nouvelles violences au Proche-Orient n'ont cependant pas entamé la détermination des gouvernements israélien et palestinien de se présenter aux négociations de paix.
Ballet diplomatique à Washington
Le président Barack Obama et le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s'adressent à la presse.
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PC/Pablo Martinez Monsivais
Mercredi matin, dans la capitale américaine, le président Barack Obama recevait le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la Maison-Blanche pour une rencontre bilatérale.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi Abdallah de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak étaient aussi attendus à la Maison-Blanche en journée.
En dépit de l'attention que porte l'administration Obama à la relance des pourparlers de paix au Moyen-Orient, un climat de scepticisme plane sur l'événement.
Avant même le début des négociations, suspendues en 2008 lors de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, un profond fossé sépare les positions israéliennes et palestiniennes.
Outre le statut de Jérusalem qui divise toujours les parties, la question de l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie demeure un obstacle de taille. Le moratoire de dix mois décrété par le premier ministre Netanyahou sur le développement des colonies expire le 26 septembre prochain. Or, il a répété à plusieurs reprises ces derniers jours qu'il n'avait pas l'intention de prolonger le moratoire.
Les représentants de l'Autorité palestinienne ont pour leur part averti qu'ils quitteraient Washington si Israël autorisait de nouveau l'implantation de colonies en Cisjordanie.
L'administration Obama, de son côté, demeure positive et voit dans cette rencontre une réelle opportunité de relancer le processus de paix. « Après 20 mois sans dialogue, après 62 ans de conflit et plusieurs échecs retentissants, l'Amérique croit aujourd'hui à une fenêtre de tir pour une solution à deux États dans le délai imparti d'un an », a déclaré mardi l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell.