Les propriétaires demandent pardon

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Alejandro Bohn et Marcel Kemeny, propriétaires de la mine de San José Alejandro Bohn et Marcel Kemeny, propriétaires de la mine de San José   © AFP/Felipe Gamboa

Les dirigeants du groupe San Esteban, propriétaire de la mine chilienne San José où 33 mineurs sont bloqués depuis le 5 août, demandent pardon au Parlement alors que des experts de la NASA arrivent en renfort.

Les dirigeants du groupe San Esteban, propriétaire de la mine chilienne de San José où 33 mineurs sont bloqués depuis le 5 août, ont demandé pardon au Parlement.

Alejandro Bohn et Marcel Kemeny se sont prononcés sur l'accident du 5 août et la sécurité générale de la mine, déjà fermée en 2007 après un accident.

« La douleur causée par cette situation non voulue et non prévue par nous justifie que nous demandions pardon pour l'angoisse qui a été éprouvée ces jours-ci », a déclaré Alejandro Bohn, l'un des propriétaires de la mine.

« Cette situation est terrible, et nous espérons qu'elle trouve très rapidement une issue heureuse. Nous ferons tout notre possible pour mettre tous les biens dont dispose notre entreprise à disposition des travailleurs et créanciers pour les assister », a ajouté M. Bohn.

Le débat, retransmis à la télévision, s'est déroulé mardi devant une commission sur les Mines du Parlement de Valparaiso. Les dirigeants de la mine avaient demandé une audition à huit clos qui leur a été refusée par la Commission.

Ces excuses sont les premières formulées aussi clairement et publiquement depuis l'accident.

Des experts de la NASA, l'agence spatiale américaine, sont arrivés mardi à la mine pour offrir un soutien aux hommes confinés sous terre depuis 26 jours. L'équipe, composée de deux médecins, d'un psychologue et d'un ingénieur, et dont l'aide a été sollicitée par le Chili, souhaite partager sa « longue expérience de l'isolement » avec les secouristes.

« L'environnement est différent mais la réponse humaine est exactement la même », avait expliqué lundi le chef de mission Michael Duncan, de la direction des Sciences de la vie dans l'espace de la Nasa à Houston (Texas). « Nous pensons de ce fait que certaines des choses que nous avons apprises dans nos recherches et activités peuvent être adaptées. »

Le forage du puits de secours Le forage du puits de secours   © AFP/Gouvernement du Chili

L'opération de secours San Lorenzo, baptisée en référence au saint patron des mineurs, a commencé lundi soir avec le forage d'un puits de secours.

La foreuse de 30 tonnes de conception australienne, la Strata 950, percera un puits vertical de 702 mètres de profondeur et 33 cm de diamètre, avant de l'élargir à 66 cm de diamètre. Les 33 mineurs seront ensuite sortis un à un par le conduit, sécurisé par une nacelle rigide.

L'opération de forage prendra de trois à quatre mois, notamment à cause de la topographie, de l'instabilité du sous-sol et de la capacité de forage de 15 mètres par jour.

« Malheureusement nos mineurs ne fêteront pas avec nous le Bicentenaire [de l'indépendance du Chili, le 18 septembre] mais nous ferons tout ce qui est humainement possible pour qu'ils puissent fêter avec nous Noël et le Nouvel An, et nous sommes bien engagés », a déclaré mardi le président Sebastian Pinera, saluant le début du forage.

Les mineurs ont demandé des livres d'histoire, d'aide et de développement personnel pour contrer cette longue attente, a révélé le responsable de l'équipe de psychologues, Alberto Iturra, au quotidien La Tercera. Depuis une semaine, ils ont reçu par l'intermédiaire de sondes des bibles, des appareils mp3, un projecteur de vidéos et des jeux de dés.

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