Le secrétaire du Conseil gouvernemental de sécurité, Alejandro Poire, et le porte-parole de la Marine mexicaine, Jose Luis Vergara, en conférence de presse à Mexico, le 25 août
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PC/AP Photo/Eduardo Soto
Les 72 cadavres retrouvés dans une ferme seraient ceux d'émigrants d'Amérique centrale et du Sud, abattus parce qu'ils auraient refusé de collaborer avec leurs assaillants, selon le seul survivant.
Les 72 cadavres retrouvés dans une ferme du nord-est du Mexique seraient ceux d'émigrants clandestins d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud qui essayaient de se rendre aux États-Unis.
C'est ce qu'affirme le seul survivant du groupe, un ressortissant équatorien qui a assisté à cet assassinat de masse.
Un représentant de la Marine nationale a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) que l'individu, blessé par balle, avait requis l'anonymat et avait été placé sous protection fédérale.
Les victimes, au nombre desquelles se trouvent 14 femmes, « pourraient être originaires du Salvador, du Honduras, de l'Équateur et du Brésil », a déclaré le secrétaire du Conseil gouvernemental de sécurité, Alejandro Poire.
Selon le ressortissant équatorien, surnommé Freddy, les clandestins ont été interceptés par des hommes armés qui leur auraient proposé de travailler pour eux. Ils auraient été abattus parce qu'ils auraient refusé l'offre.
Le charnier a été découvert mardi dans une ville de 30 000 habitants près de San Fernando, dans l'État de Tamaulipas, à la frontière du Texas.
Des militaires, qui menaient une opération terrestre et aérienne contre les occupants de la ferme, des présumés trafiquants de drogue, ont trouvé les cadavres après avoir été alertés par le survivant.
La Marine nationale met en cause le gang des Zetas, impliqué dans le trafic de drogue dans le Tamaulipas et concurrent du cartel du Golfe, son ancien employeur.
Le gang, qui fait aussi du trafic de clandestins, est dirigé par d'anciens membres d'unités d'élite des forces armées mexicaines.
Ces ex-soldats avaient déserté dans les années 1990 pour rejoindre le cartel du Golfe. Les deux organisations se sont séparées il y a quelques mois et s'affrontent depuis dans plusieurs États mexicains.
Les Zetas sont si puissants dans la région qu'ils dressent des barrages sur les routes et contrôlent la circulation, ont constaté des journalistes de l'AFP.