La dernière brigade de combat américaine se retire d'Irak.
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PC/AP/Maya Alleruzzo
Près de sept ans et demi après l'entrée des troupes américaines en Irak pour renverser Saddam Hussein, la dernière brigade de combat américaine s'est retirée du pays et a franchi la frontière koweïtienne.
Près de sept ans et demi après l'entrée des troupes américaines en Irak pour renverser Saddam Hussein, la dernière brigade de combat américaine s'est retirée du pays et a franchi la frontière koweïtienne tôt jeudi matin, a indiqué l'armée américaine.
Ce retrait ne marque cependant pas la fin des opérations de combats, qui se poursuivront comme prévu jusqu'au 31 août.
Quelques centaines de militaires sont toujours dans le pays pour terminer des tâches administratives et logistiques. Ils quitteront Bagdad plus tard au cours de la journée de jeudi, a précisé un porte-parole.
Pour les États-Unis, la guerre en Irak a duré plus longtemps que
la guerre de Sécession (1861-1865)
et les deux guerres mondiales (1914-1918 et 1941-1945),
mais moins longtemps que celle du Vietnam (1964-1975).
Commentant en direct les images de blindés franchissant la frontière sur le réseau MSNBC, le porte-parole du département d'État, Philip Crowley, a évoqué un « moment historique ». Il a cependant souligné que ce n'était pas la fin de l'engagement américain en Irak.
« Nous ne mettons pas fin à notre engagement en Irak. Nous aurons un important travail à faire [...] Ce n'est pas la fin de quelque chose, mais plutôt une transition vers quelque chose de différent. Nous sommes engagés à long terme en Irak », a-t-il affirmé.
Le départ de la majeure partie de la 4e Brigade Stryker de la seconde division d'infanterie est survenu il y a plus d'une journée, mais l'annonce a été retardée pour des raisons de sécurité. Au cours des trois derniers jours, 360 véhicules et 1800 soldats ont pris le chemin vers le pays voisin.
Retour prochain à la maison
Un militaire tient une pancarte sur laquelle on peut lire: « Lindsay et Austin: papa rentre à la maison. »
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La majorité des militaires de cette unité devraient être rapatriés aux États-Unis d'ici la mi-septembre, a souligné une porte-parole de la base militaire de Fort Lewis, dans l'État de Washington.
Très grand au début de l'offensive, l'appui à la guerre déclenchée par le président républicain George W. Bush a fondu au fur et à mesure que les pertes en vies humaines s'accroissaient et que les coûts explosaient de façon exponentielle.
Il reste maintenant en Irak 56 000 soldats américains. Quelque 6000 d'entre eux partiront avant la fin du mois. Lors de l'entrée en fonction du président Obama, en janvier 2009, 144 000 militaires participaient à des opérations de combat.
La mission New Dawn (Aube nouvelle), qui amènera l'armée américaine à jouer un rôle d'entraînement et de conseil auprès des forces irakiennes, débutera le 1er septembre.
Selon l'accord américano-irakien, toutes les forces américaines devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard.
Si le nombre d'actes de violence a fortement diminué depuis les combats interethniques entre chiites et sunnites, entre 2006 et 2007, la situation en Irak demeure extrêmement fragile.
Attribué à Al-Qaïda, un attentat suicide perpétré mardi dans un centre de recrutement de l'armée à Bagdad a fait 59 morts et au moins 100 blessés.