Des résidents de Zhouqu tentent de sauver certains biens.
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AFP/Frederic J. Brown
Le bilan provisoire des glissements de terrain survenus dans la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, a considérablement grimpé au cours des dernières heures pour s'établir à 702 morts.
Le bilan provisoire des glissements de terrain survenus samedi s'établit maintenant à 702 morts. Un bilan qui risque de s'alourdir considérablement, puisque les chances de retrouver plus de 1000 disparus s'amenuisent au fil des heures.
Le bilan est appelé à s'alourdir davantage, puisque les chances de retrouver les 1042 personnes portées disparues s'amenuisent de plus en plus au fil des heures.
Plus de 7000 soldats et autres secouristes sont néanmoins toujours à pied d'oeuvre dans la région du Gansu, la plus durement touchée par ces avalanches de boue et de roches provoquées par des pluies diluviennes.
Jusqu'ici, les coulées de boue ont recouvert une zone de 5 kilomètres sur 500 mètres, selon un témoin cité par l'AFP. À certains endroits, la boue atteint le troisième étage de bâtiments. Des maisons et des voitures ont été ensevelies, et des routes et des ponts sont coupés.
Si les secouristes retirent un grand nombre de cadavres des décombres, quelques succès sont tout de même enregistrés. Mardi, un homme de 52 ans a été retiré vivant d'un immeuble de logements où il se trouvait depuis 50 heures.
Parallèlement aux efforts de secours, des ingénieurs chinois tentent de drainer un lac créé par un embâcle qui s'est formé sur la rivière Bailong.
Le lac menace Zhouqu, une ville de 135 000 habitants qui est déjà la plus touchée par la catastrophe. À d'autres endroits, les ingénieurs cherchent à consolider des digues temporaires.
La situation dans le Gansu est inquiétante, d'autant plus que la tempête tropicale Dianmu se dirige vers le nord de la Chine, ce qui devrait entraîner de fortes pluies sur la région.
Une catastrophe naturelle?
Ces glissements de terrain ne seraient peut-être pas une catastrophe aussi naturelle qu'il n'y paraît à première vue. L'agence Reuters a mis la main sur un rapport officiel du gouvernement chinois qui concluait, dès avril 2009, que le risque de glissement de terrain dans la région du Gansu était élevé.
Cette situation, indiquait le rapport, est attribuable au développement rapide survenu le long de la rivière Bailong et notamment à la déforestation, qui a contribué à l'érosion des sols, et à la construction de barrages hydroélectriques. Les auteurs pressaient Pékin d'agir sans plus attendre afin d'éviter un désastre.
« Le volume d'eau a énormément baissé, l'érosion des sols s'est accélérée et la tendance plus fréquente aux glissements de terrain, aux coulées de boue plus fréquentes et à d'autres risques géologiques n'a pas été contenue. La restauration du bassin de la rivière Bailong ne peut souffrir de retards », pouvait-on lire dans le rapport.