Le président des États-Unis, Barack Obama, lors de son discours à Atlanta, en Géorgie
Photo : AFP/Jewel Samad
Le président Barack Obama confirme que la mission de combat américaine en Irak cessera à la fin du mois, « conformément aux prévisions », et parle de « progrès » pour la mission en Afghanistan.
Le président Barack Obama a prononcé un discours à Atlanta, lundi, dans lequel il a confirmé que l'armée américaine abandonnera ses opérations de combat en Irak à la fin du mois. Il a pris la parole lors d'un congrès réunissant d'anciens combattants handicapés.
Barack Obama assure que sa promesse de « mettre fin à la guerre en Irak de manière responsable » est en voie de se concrétiser.
« J'ai été clair sur le fait que d'ici à la fin du mois d'août 2010, la mission de combat américaine en Irak serait terminée. Et c'est exactement ce que nous faisons, comme promis, conformément aux prévisions », a insisté le président.
Amorce de la transition
Son discours visait à entériner le changement de la mission des États-Unis en Irak. Le président américain a expliqué que l'engagement des États-Unis est en train de passer d'un effort militaire à un effort civil.
Un contingent de transition de 50 000 hommes doit rester dans le pays pour former les forces de sécurité irakienne, conduire des opérations antiterroristes et assurer la sécurité des civils américains engagés dans les efforts de reconstruction et de stabilisation du pays.
Barack Obama a promis que tous les soldats américains seraient partis d'Irak avant la fin de l'année prochaine.
Regain de violence
Les déclarations du président Obama interviennent alors que l'Irak vient de connaître en juillet son mois le plus meurtrier en deux ans, avec 535 morts, dont 396 civils dans des violences, selon les autorités irakiennes. Ces chiffres ont été contestés par l'armée américaine, qui a parlé de 222 morts et de 782 blessés.
En outre, cinq mois après les élections législatives en Irak, le pays n'a toujours pas de gouvernement, les tentatives des autorités ayant toutes échoué.
Obama, détracteur de la guerre en Irak
Barack Obama a toujours critiqué la guerre en Irak déclarée en 2003 par George W. Bush. Il avait annoncé le 27 février 2009, un mois à peine après sa prise de fonctions, le retrait graduel des forces américaines du pays.
Jeudi dernier, le vice-président Joe Biden, chargé par M. Obama de gérer le dossier irakien, avait reconnu qu'il ne pouvait pas garantir le calme en Irak après le retrait des troupes de combat américaines. Il s'était toutefois dit optimiste à ce sujet. La veille, il avait affirmé que les tenants du « chaos » en Irak avaient « échoué ».
Des « progrès » en Afghanistan
Lors de son discours, le chef de la Maison-Blanche s'est aussi exprimé sur la mission américaine en l'Afghanistan.
« Nous sommes confrontés à d'énormes difficultés en Afghanistan. Mais il est important que les Américains sachent que nous effectuons des progrès et que nous sommes concentrés sur des objectifs bien définis et accessibles », a indiqué le président.
Il avait annoncé en décembre dernier l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires dans le pays pour tenter de briser l'élan des talibans. Mais sa stratégie, qui prévoit le début du retrait des troupes en juillet 2011, cause du mécontentement jusque chez ses alliés démocrates.
Juillet a été le mois le plus meurtrier pour les troupes américaines en Afghanistan depuis le début du conflit, avec 66 décès.