L'ancien vice-président américain Al Gore, lors de son discours au Sommet du millénaire à Montréal, le 22 avril 2010
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AFP/Ryan Remiorz
La justice américaine renonce à poursuivre l'ancien vice-président en raison d'un « manque de preuves crédibles ». Al Gore était accusé d'abus sexuels par une masseuse professionnelle.
La justice américaine renonce à poursuivre l'ancien vice-président Al Gore, accusé d'abus sexuels par une masseuse professionnelle, en raison d'un « manque de preuves crédibles ».
« Après examen des documents fournis par la police de Portland, je partage l'avis selon lequel il n'y pas matière à poursuites », écrit Don Rees, vice-procureur du comté de Multnomah, dans l'Oregon, dans un mémo dont l'AFP a obtenu copie.
La masseuse professionnelle, Molly Hagerty, accusait l'ancien vice-président d'avoir tenté de l'agresser sexuellement dans un hôtel de Portland où il se trouvait en marge d'une de ses activités consacrées au réchauffement climatique, en octobre 2006.
S'appuyant sur l'enquête policière, le mémo dresse une liste des incohérences du récit de Mme Hagerty. Cette dernière n'a jamais fourni les dossiers médicaux liés à l'agression présumée, ni les résultats d'un test volontaire de détecteur de mensonges auquel elle a échoué.
« Il apparaît que Mme Hagerty a été payée par National Enquirer pour raconter son histoire. Et M. Gore a volontairement rencontré les enquêteurs et nié toutes les allégations », écrit le procureur-adjoint. Le tabloïd, bien connu pour ses histoires people, avait publié les « révélations » de la masseuse.
Mme Hagerty avait refusé d'être interrogée par les inspecteurs lors d'une première enquête, en 2009. L'enquête sur les allégations a été rouverte au début du mois de juillet, à l'initiative de la police de Portland.
Al Gore, 62 ans, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007, a été le vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001.