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Liban
Les parrains lancent un appel au calme

Mise à jour le vendredi 30 juillet 2010 à 14 h 15

Le président syrien Bachar Al-Assad, le roi d'Arabie Abdallah et le président libanais Michel Sleimane

Photo: AFP/Dalati et Nohra

Le président syrien Bachar Al-Assad, le roi d'Arabie Abdallah et le président libanais Michel Sleimane

La visite du roi saoudien Abdallah et du président syrien Bachar Al-Assad au Liban, vendredi, a pris l'allure d'une mission de pompiers avant l'embrasement d'un incendie.

Il y a quelques jours, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait révélé qu'il détenait des informations selon lesquelles le Tribunal spécial pour le Liban allait mettre en cause des membres de son parti dans l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri.

Cette annonce était suivie d'un avertissement : le Hezbollah allait se défendre. Ce qui augure d'une escalade de la violence dans ce pays où la stabilité reste fragile.

La perspective d'une mise en cause du Hezbollah fait craindre un renouvellement des violences confessionnelles de 2008, qui avaient opposé des partisans de l'actuel premier ministre et fils de Rafic Hariri, le sunnite Saad Hariri, et ceux du parti chiite, et fait une centaine de morts.

La Syrie est un soutien de taille du Hezbollah dans la région, et l'Arabie saoudite est connue pour être un soutien indéfectible au gouvernement libanais et à son premier ministre Saad Hariri. C'est ce qui explique cette rencontre inédite entre les deux chefs d'État à Beyrouth.

À l'issue d'une rencontre avec le président libanais Michel Sleimane de quatre heures, les chefs d'État ont émis un communiqué dans lequel ils ont appelé les Libanais à éviter tout recours à la violence pour régler leurs différends.

Les deux chefs d'État ont souligné « l'importance de la stabilité [et] de l'engagement [des Libanais] à ne pas recourir à la violence », a indiqué un communiqué de la présidence libanaise.

Les deux dirigeants et le président libanais Michel Sleimane ont appelé les parties libanaises à « recourir aux institutions légales et constitutionnelles ainsi qu'au gouvernement d'union nationale pour régler les différends ».

Dans la même journée, l'émir du Qatar Hamed ibn Khalifa se rendra également à Beyrouth. Rappelons que l'émir du Qatar a joué un rôle déterminant pour aplanir les divisions entre les protagonistes libanais en 2008.

Au cours de sa visite au Liban, l'émir du Qatar doit se rendre dans des villages du sud du pays, fief du Hezbollah.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Al Jazira

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