Le président palestinien, Mahmoud Abbas, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad ibn Jassem, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa
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AFP/Khaled Desouki
Réunis au Caire, la capitale égyptienne, les membres de la Ligue arabe ont déclaré être favorables à l'ouverture d'entretiens directs israélo-palestiniens. À condition que les Palestiniens jugent ces pourparlers utiles.
La Ligue arabe donne son accord à l'ouverture de pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens. Benyamin Nétanyahou se dit prêt à parler prochainement avec Mahmoud Abbas, alors que ce dernier pose ses conditions.
« Nous laissons au président palestinien [Mahmoud Abbas] le soin d'évaluer quand les conditions permettront d'amorcer de telles négociations », a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad ibn Jassem.
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a réitéré jeudi son refus d'aller à des négociations directes tant que certaines conditions ne seraient pas remplies. Il refuse d'engager des discussions directes tant qu'Israël n'aura pas accepté l'arrêt total de la colonisation et la création d'un État palestinien dans les frontières d'avant la guerre des Six Jours, qui comprennent la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.
« Quand j'aurai reçu des assurances écrites acceptant les frontières de 1967 et l'arrêt des (constructions dans les) colonies, j'irai immédiatement aux discussions directes », a dit M. Abbas, cité par l'agence de presse officielle égyptienne MENA.
Ces assurances, Mahmoud Abbas les attend aussi bien du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou que des États-Unis ou des dirigeants égyptien ou jordanien, les deux pays arabes qui assurent la médiation entre les deux parties.
Pour sa part, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré être prêt à parler dans les prochains jours directement avec le président Mahmoud Abbas.
Par ailleurs, les États-Unis ont jugé « encourageants » les signes de soutien manifestés par la Ligue arabe à une reprise des pourparlers directs pour la paix entre Israélien et Palestiniens.
Washington a appelé le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président syrien Bachar al-Assad, qui doivent se rencontrer jeudi à Damas, à encourager les Palestiniens à reprendre des négociations de paix directes avec Israël, a indiqué le porte-parole du département d'État, Philip Crowley.
Il a ajouté que la secrétaire d'État Hillary Clinton s'était entretenue par téléphone avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal. Elle a également été en contact avec ses homologues d'autres pays, dont le Qatar et la Jordanie.