Le ministre français du Travail Éric Woerth
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AFP/Eric Feferberg
Le ministre français du Travail Eric Woerth a récusé jeudi tous les soupçons de conflit d'intérêts et de financement politique illégal lors de son audition par les policiers dans l'enquête sur l'affaire Bettencourt.
Entendu par la police durant près de huit heures, le ministre du Travail Eric Woerth a récusé tous les soupçons de conflit d'intérêts et de financement politique illégal.
M. Woerth a été entendu pendant près de huit heures au siège de son ministère à Paris par les policiers de la Brigade financière.
Le ministre du Travail est soupçonné de conflit d'intérêts voire de trafic d'influence relatif aux fonctions de son épouse Florence Woerth au sein d'une société chargée gérer la fortune l'héritière des cosmétiques L'Oréal Liliane Bettencourt au moment où son époux était ministre du Budget (2007-mars 2010) et trésorier du parti de la majorité UMP.
M. Woerth « à aucun moment n'est intervenu pour que son épouse soit embauchée », a déclaré son avocat Jean-Yves Leborgne à la presse.
« En ce qui concerne le financement politique, il a, avec une vigueur et une énergie particulière, nié avoir reçu un quelconque financement politique qui eut été non conforme à la loi », a dit l'avocat. « Toutes autres allégations ne sont que des mensonges et des fantasmes », a ajouté Me Leborgne.