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Six maïs OGM obtiennent le feu vert

Mise à jour le mercredi 28 juillet 2010 à 19 h 27

Un épi de maïs transgénique, développé par Monsanto, dans un champ de Badingen, en Allemagne (archives)

Photo: La Presse Canadienne /Sven Kaestner

Un épi de maïs transgénique, développé par Monsanto, dans un champ de Badingen, en Allemagne (archives)

Faute d'accord entre les États membres de l'Union européenne (UE), la Commission européenne a autorisé, mercredi, la commercialisation de six maïs génétiquement modifiés destinés à l'alimentation humaine et animale. Les autorisations accordées sont valables pour une durée de 10 ans.

En juin dernier, les ministres de l'Agriculture ont été incapables d'adopter une position commune. La Commission a donc donné son feu vert « pour sortir de l'impasse », a expliqué un porte-parole de la Commission.

Elle était contrainte de prendre cette décision en vertu des règles en vigueur au sein de l'UE, a-t-il poursuivi. Les États ont cependant le choix d'appliquer ou non les autorisations de culture décidées au niveau européen.

Trois des maïs hybrides en question ont été développés par le groupe américain Pioneer, deux autres par la firme américaine Monsanto et le dernier par le groupe suisse Syngenta, numéro un mondial de l'agrochimie. Essentiellement destinés à l'alimentation du bétail, ces OGM ont tous obtenu un avis scientifique favorable.

Cette autorisation vise à éviter le blocage des cargaisons de maïs naturels destinés au marché européen sous prétexte qu'elles seraient contaminées par des OGM, a soutenu la Commission. La règle de la tolérance zéro interdit en effet toute marchandise dans laquelle ont été détectées des traces d'OGM non autorisés. Par le passé, une situation similaire avait provoqué un début de pénurie pour l'alimentation animale en Europe.

Bruxelles propose également de tolérer la présence de faibles quantités d'OGM non autorisées dans les importations de nourriture destinée aux animaux.

Ses propositions suscitent cependant des réserves au sein de l'UE.

Dans l'immédiat, en France, le parti des Verts a dénoncé « le passage en force » de la Commission, alors qu'une majorité d'États refuse de poursuivre « la fuite en avant vers la contamination génétique de l'agriculture et de l'alimentation ».

Un député français au Parlement européen, Jean-Luc Bennahmias, a de son côté qualifié de « grossièreté » le feu vert de Bruxelles.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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