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Une Canadienne à la tête du contrôle interne

Mise à jour le mercredi 28 juillet 2010 à 19 h 32

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Photo: Photomontage à partir d'une photo de la Commission européenne, Service d'audit interne

L'ONU a nommé la Canadienne Carman Lapointe-Young au poste de directrice du Bureau des services de contrôle interne.

L'assemblée générale de l'ONU a nommé mercredi la Canadienne Carman Lapointe-Young au poste de directrice du Bureau des services de contrôle interne (BSCI). Elle devient par le fait même la sous-secrétaire générale de l'ONU pour un mandat de cinq ans non renouvelable.

Mme Lapointe-Young remplace la Suédoise Inga-Britt Ahlenius, qui a démissionné avec fracas la semaine dernière.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné que sa prise de fonction permettra au BSCI de réaliser ses objectifs, qui « ces dernières années n'avaient malheureusement pas été atteints ».

Des délégués de l'Égypte et de Cuba ont toutefois regretté que Ban Ki-moon nomme encore une représentante d'un pays développé à un poste important.

Une solide carrière internationale

Carman Lapointe-Young possède une vaste expérience de la scène internationale.

Elle a été vérificatrice générale de la Banque mondiale de 2004 à 2009. Elle était directrice du Bureau d'audit et de contrôle du Fonds international de développement agricole depuis février 2009 au moment où l'ONU s'est intéressée à sa candidature.

Née en 1951 à Verden, au Manitoba, Mme Lapointe-Young a également occupé des postes d'auditrice senior au sein de la Banque du Canada et de diverses institutions.

Un rapport de fin de mission accablant

Dans son rapport de fin de mission, Inga-Britt Ahlenius accusait sévèrement Ban Ki-moon d'ingérence dans les affaires internes, en soulignant au passage que l'ONU n'avait plus « aucune transparence » depuis son arrivée au pouvoir et « partait en lambeaux ».

Citée dans le Washington Post, elle ajoutait que les actions de Ban Ki-moon « ne sont pas seulement déplorables, mais aussi sérieusement répréhensibles ».

L'ONU a rejeté ces critiques mercredi dernier. La sous-secrétaire responsable de la gestion de l'organisation à l'ONU, Angela Kane, a remarqué que les accusations d'Inga-Britt Ahlenius contenaient « de nombreuses inexactitudes et déformations ».

Elle concédait cependant que si jamais les Nations unies devaient tirer des leçons du rapport d'Inga-Britt Ahlenius, « nous le ferons ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Presse canadienne et Reuters

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