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Grèce
Les menaces d'un groupe d'extrême gauche

Mise à jour le mercredi 28 juillet 2010 à 12 h 23

Le journaliste Sokratis Giolias, 37 ans, a été abattu de 16 balles tirées à bout portant devant son domicile dans la banlieue d'Athènes. C'est le premier journaliste assassiné en Grèce depuis plus de 20 ans.

Photo: AFP/Angelos Tzortzinis

Le journaliste Sokratis Giolias, 37 ans, a été abattu de 16 balles tirées à bout portant devant son domicile dans la banlieue d'Athènes. C'est le premier journaliste assassiné en Grèce depuis plus de 20 ans.

La Secte des révolutionnaires, un groupe grec d'extrême gauche qui a revendiqué l'assassinat, le 16 juillet, du journaliste Sokratis Giolias, a menacé de mort mercredi journalistes, policiers et personnel pénitentiaire.

Le groupe extrémiste affirme avoir des informations sur les déplacements quotidiens de plusieurs journalistes connus et met en garde contre d'éventuelles attaques envers des motocyclistes de la police ou des responsables pénitentiaires qui ne respectent pas les droits des détenus.

« Nous voulons [...] envoyer un message à toutes les institutions célèbres de la société et aux abrutis. La Secte des révolutionnaires ne vous laissera pas un millimètre d'espace en sécurité dans votre vie. Nos fusils sont chargés et prêts à parler », lit-on dans le communiqué.

Dans ce texte de sept pages publié par le quotidien Ta Nea, le groupe veut également compromettre la saison estivale.

« Les touristes doivent savoir que la Grèce n'est plus un havre du capitalisme. Nous allons la transformer en zone de guerre révolutionnaire, avec des incendies, des sabotages, des manifestations violentes, des attentats à la bombe et des assassinats [...] Nous sommes en guerre contre votre démocratie », ont écrit les rédacteurs du communiqué.

Apparu en février 2009, après les émeutes urbaines de décembre 2008, le groupe d'extrême gauche a commencé à faire parler de lui en revendiquant en février 2009 une attaque contre un commissariat de police dans la capitale grecque, qui a causé la mort d'un policier. Quelques semaines plus tard, deux hommes cagoulés avaient tiré sur les bureaux d'une chaîne de télévision dans le sud-ouest d'Athènes.

L'enquête balistique de la police a montré que l'une des armes utilisées pour l'assassinat du journaliste avait été utilisée lors du mitraillage du commissariat de police. L'autre arme a été utilisée dans plusieurs attaques revendiquées par ce groupe.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

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