Cameron défend l'adhésion de la Turquie

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
Le premier ministre britannique David Cameron en compagnie de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankara mardi Le premier ministre britannique David Cameron en compagnie de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankara mardi   © AFP/Adem Altan

La Turquie a trouvé en la personne du premier ministre britannique David Cameron un ardent défenseur de son adhésion à l'Union européenne (UE).

Le premier ministre britannique David Cameron se fait l'avocat de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et accuse les opposants à cette admission d'être des protectionnistes. Il a affirmé par ailleurs qu'il soutenait la levée du blocus de Gaza.

Lors d'une visite à Ankara, M. Cameron s'est engagé à militer pour l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Il a accusé les opposants à cette idée, principalement la France et l'Allemagne, d'être protectionnistes et de défendre des idées reçues.

M. Cameron s'est dit « en colère » de voir les efforts d'Ankara pour rejoindre l'UE sapés par l'opposition de certains dirigeants européens.

La Turquie a entamé des pourparlers d'adhésion avec l'UE en 2005, mais le processus a connu de nombreux blocages.

Partenaire stratégique

Le premier ministre britannique a estimé que la Turquie, en raison de son vaste potentiel économique et de son influence croissante au Proche-Orient, contribuerait à la prospérité et à la stabilité politique de l'UE.

Il a insisté sur la qualité de partenaire stratégique de la Turquie, présente en Afghanistan et susceptible d'aider à sortir d'impasses diplomatiques telles que le dossier nucléaire iranien ou le conflit israélo-palestinien.

Pour M. Cameron, ceux qui s'opposent à l'entrée d'un grand pays musulman dans l'Europe regardent « l'histoire du monde à travers le prisme du conflit des civilisations ». « Ils pensent que la Turquie doit choisir entre l'Est et l'Ouest et que choisir les deux n'est pas une option », a-t-il dit.

Gaza : Un camp de prisonniers, selon Cameron

Évoquant la situation à Gaza, David Cameron a utilisé des termes sévères. « On ne peut et on ne doit pas permettre que Gaza reste un camp de prisonniers », a-t-il déclaré.

« Cela fait longtemps que nous soutenons une levée du blocus de Gaza », a-t-il ajouté.

Il a appelé par la suite à une réconciliation entre Israël et la Turquie. « J'exhorte la Turquie et Israël à ne pas renoncer à cette amitié », a-t-il dit.

David Cameron a par ailleurs vivement critiqué l'assaut militaire israélien contre la flottille humanitaire à destination de Gaza qui a coûté la vie fin mai à neuf militants, huit Turcs et un Américano-Turc.

« L'attaque israélienne contre la flottille de Gaza était complètement inacceptable », a-t-il estimé.

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