Ban Ki-moon essuie une sévère critique

  |  Radio-Canada avec Reuters
inga-b-ahlenius-richard-appleton-2008 Inga-Britt Ahlenius en compagnie de Richard Appleton en 2008   © PC/Mark Garten

L'ancienne directrice de la supervision interne aux Nations unies accuse le secrétaire général de l'ONU d'être un mauvais dirigeant qui conduit l'organisation à « tomber en lambeaux ».

L'ancienne directrice de la supervision interne aux Nations unies a accusé mardi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, d'être un piètre dirigeant qui conduit l'organisation à « tomber en lambeaux ».

La Suédoise Inga-Britt Ahlenius ne mâche pas ses mots en soulignant qu'« il n'y a aucune transparence » et un « manque total de responsabilité » aux Nations unies depuis l'arrivée de Ban Ki-moon.

Elle a publié ces informations dans un « rapport de fin de mission. »

« J'ai le regret de dire que le secrétariat [des Nations unies] est désormais dans un processus de désagrégation. » — Inga-Britt Ahlenius, ancienne directrice du bureau de veille interne, ONU

« Il ne part pas seulement en lambeaux [...] il dérive vers l'inutilité », insiste-t-elle dans son document.


Ban Ki-moon se mêle des affaires internes

Inga-Britt Ahlenius reproche en outre l'ingérence de Ban Ki-moon dans la bonne marche du bureau de veille interne, qui enquête sur les méfaits présumés au sein de l'ONU. Il a réduit l'indépendance des employés du bureau de veille interne en les empêchant de nommer leur nouveau chef des enquêtes.

Cette unité avait été créée en raison du scandale de corruption autour du programme « Pétrole contre nourriture » en Irak. Elle était dirigée jusqu'en 2008 par l'ancien ministre de la Justice du Connecticut Robert Appleton.

Certains pays en développement, soutenus par la Russie, avaient fait pression sur Ban Ki-moon pour qu'il n'emploie plus Appleton. Ces États accusaient Appleton de mener une croisade contre les pays pauvres. Cette décision avait considérablement altéré les relations entre Ban Ki-moon et Inga-Britt Ahlenius.

Le contrat de Ban Ki-moon se termine en 2012. Son équipe brigue un deuxième mandat.

En septembre 2009, Ban Ki-moon recevait ses premières critiques publiques de la part d'une diplomate norvégienne. Mona Juul déplorait son absence, sa passivité, son « manque de colonne vertébrale » et le peu d'aide qu'il apportait.

Pour sa part, Inga-Britt Ahlenius a quitté son poste la semaine dernière et son successeur n'est toujours pas connu.


D'après des informations de Catherine Mercier

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