Le capitaine Robert Semrau (archives)
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PC/Tom Hanson
La cour martiale reconnaît le capitaine Robert Semrau coupable de conduite déshonorante, mais l'acquitte des trois autres chefs d'accusation qui pesaient contre lui, dont celui de meurtre non prémédité.
Après plus de deux jours de délibérations, les membres du comité de la cour martiale générale ont reconnu le capitaine Robert Semrau coupable de conduite déshonorante.
Le militaire a été acquitté des trois autres chefs d'accusation qui pesaient contre lui notamment pour meurtre non prémédité. Il était aussi accusé de tentative de meurtre et de négligence dans l'exécution d'une tâche militaire, en vertu de la Loi sur la défense nationale.
Ce verdict pourrait valoir jusqu'à cinq ans d'emprisonnement à ce militaire canadien qui est âgé de 36 ans. Il pourrait également perdre son grade de capitaine au sein des Forces canadiennes ou même être congédié.
En attendant la suite des procédures avant que le tribunal ne se prononce sur son sort, soit environ une semaine, le militaire a recouvré sa liberté.
Le capitaine Robert Semrau était accusé d'avoir tué par balle le 19 octobre 2008, dans la province de Helmand en Afghanistan, un insurgé afghan désarmé et grièvement blessé.
Les membres du jury composé de quatre militaires avaient commencé à délibérer samedi après-midi après avoir entendu les instructions du juge. Leurs discussions s'étaient poursuivies dimanche. Ce dernier avait rappelé samedi matin les faits dans cette histoire, tirés d'une douzaine de témoignages.
Selon la défense, le militaire aurait voulu alléger les souffrances de l'Afghan gravement blessé. Robert Semrau aurait jugé que la victime était « morte à 98 % ». C'est du moins ce qu'il aurait dit à un officier vétéran de l'armée afghane qui a témoigné dans le cadre du procès du militaire de 36 ans de la base de Petawawa.
Robert Semrau avait plaidé non coupable aux accusations de meurtre non prémédité, de tentative de meurtre, de conduite déshonorante et de négligence dans l'exécution d'une tâche militaire déposées contre lui en vertu de la Loi sur la défense nationale.
Le brigadier général Gaston Côté, qui a pris sa retraite des Forces canadiennes, rappelle que les militaires qui sont en terrain de combat doivent « obéir aux conventions de Genève qui demandent justement à ce que l'on prenne soin des ennemis blessés de la même façon que si c'était l'un de nos propres soldats ».