En 1993, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis sur pied le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) afin de juger les responsables des atrocités de masse commises dans les Balkans dans les années 1990. Il s'agit du premier tribunal international chargé de juger les auteurs de crimes de guerre depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, créés après la Deuxième Guerre mondiale.
Depuis sa création, le TPIY a mis en accusation plus de 160 individus, dont de nombreux dirigeants politiques ou militaires. Plus de 60 personnes ont déjà été condamnées, et une quarantaine d'autres subissent actuellement leur procès.
Les principaux responsables
L'accusé le plus célèbre, l'ancien président de la Serbie Slobodan Milosevic, a été arrêté en 2001. Accusé de génocide, de complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, il est mort en détention en mars 2006, avant la fin du procès. Slobodan Milosevic faisait face à 29 chefs d'accusation concernant la guerre en Bosnie.
Radovan Karadzic devant le TPIY.
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En 2007, la cour a statué que le massacre de Srebrenica était un génocide, mais elle a exonéré l'État serbe de sa responsabilité. Une vingtaine de personnes ont été jugées pour cette affaire.
Radovan Karadzic, ancien président de la République serbe de Bosnie, a été arrêté en juillet 2008, après 13 ans de cavale. Il est accusé de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Radislav Krstic, officier de l'armée des Serbes de Bosnie, a été jugé coupable de génocide pour son rôle dans le massacre et condamné à 35 ans de prison.
Le général Ratko Mladic, commandant de l'armée des Serbes de Bosnie, accusé de génocide, de complicité dans le génocide et de crimes contre l'humanité, a finalement été arrêté en Serbie en mai 2011, plus de 16 ans après son inculpation. Il devrait être transféré aux Pays-Bas. Ratko Mladic est considéré comme le principal responsable du massacre de Srebrenica. Il aurait également dirigé, avec Radovan Karadzic, les bombardements lors du siège de Sarajevo, commencé en avril 1992, qui a fait plus de 10 000 morts.