Amiri est « libre de partir »

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et New York Times
Image diffusée par la la télévision iranienne en anglais Press TV Image diffusée par la télévision iranienne en anglais Press TV   © AFP/Press TV

Le physicien nucléaire iranien Shahram Amiri se trouve aux États-Unis « de son plein gré [...] depuis un certain temps », et il est « libre de partir », ce qu'il a choisi de faire, a déclaré mardi Philip Crowley, le porte-parole du département d'État américain.

Washington affirme que le scientifique iranien Shahram Amiri se trouve aux États-Unis de son plein gré et qu'il est libre de partir. Ce dernier a déclaré qu'il s'est réfugié à l'ambassade du Pakistan à Washington.

D'après le porte-parole, M. Amiri devait initialement regagner l'Iran lundi, mais « il n'a pas pu faire les arrangements nécessaires pour se rendre en Iran à travers des pays de transit ». M. Crowley a déclaré aux journalistes qu'il ne pouvait pas dire si le scientifique iranien avait livré des informations sur le programme nucléaire iranien.

Le porte-parole du département d'État a décliné tout commentaire sur la façon dont M. Amiri s'était retrouvé aux États-Unis. Il a dit n'avoir « aucune information suggérant qu'il [Amiri] a subi des mauvais traitements pendant qu'il était aux États-Unis ».

Rappel des faitsShahram Amiri, chercheur universitaire employé par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, avait disparu il y a un an lors d'un pèlerinage à La Mecque. Téhéran avait accusé l'Arabie saoudite d'avoir enlevé son ressortissant et de l'avoir livré aux États-Unis, ce que démentaient les autorités saoudiennes et américaines.

Mystérieuse disparition

Plus tôt dans la journée, la radio iranienne rapportait que M. Amiri avait trouvé refuge à l'ambassade du Pakistan à Washington. Toujours selon la radio, il voudrait rentrer immédiatement en Iran.

Depuis la rupture des relations diplomatiques entre l'Iran et les États-Unis en 1979, l'ambassade du Pakistan assure une représentation de l'Iran aux États-Unis et l'ambassade suisse représente les intérêts de Washington à Téhéran.

Au début du mois, le gouvernement iranien avait convoqué l'ambassadeur de Suisse à Téhéran pour lui remettre des « preuves » attestant qu'Amiri avait été enlevé par les États-Unis.

La chaîne américaine ABC a affirmé, fin mars, que M. Amiri, présenté comme un physicien nucléaire, avait fait défection et collaborait avec la CIA.

Les médias iraniens présentent Shahram Amiri comme un « chercheur en radioisotopes médicaux à l'Université Malek Ashtar », qui dépend des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique.

Le 7 juin, la télévision d'État iranienne avait diffusé une vidéo dans laquelle un homme se présentant comme M. Amiri affirmait avoir été enlevé par les services secrets américains et être détenu près de Tucson, en Arizona, dans le sud-ouest des États-Unis.

Fin juin, une autre vidéo diffusée par les médias iraniens montrait le même homme qui affirmait s'être échappé des mains des agents américains et se trouver en Virginie, dans l'est du pays.

Sur une autre vidéo, diffusée sur YouTube, un homme se présentant comme étant Shahram Amiri déclarait qu'il vivait librement aux États-Unis et qu'il préparait un doctorat, précisant qu'il n'avait aucun intérêt pour la politique et qu'il n'avait pas de connaissance du programme nucléaire iranien.

Les États-Unis avaient démenti avoir enlevé le physicien, mais refusaient de dire si l'homme se trouvait ou non sur leur territoire.

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