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AFP/BERTRAND GUAY
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt demande une indemnisation à l'État colombien pour son enlèvement.
Ingrid Betancourt demande une indemnisation de 6,5 millions de dollars à l'État colombien, pour les dommages économiques et moraux subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des FARC.
Le ministère de la Défense colombien a indiqué vendredi que Mme Betancourt réclame une compensation de 6,5 millions de dollars pour les dommages économiques et moraux subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
« Le ministère de la Défense est surpris et contrarié par cette demande, d'autant plus que les forces publiques ont fait preuve de zèle en préparant et en exécutant l'opération de secours [d'Ingrid Betancourt] », souligne un communiqué ministériel.
L'ancienne sénatrice vit hors de Colombie depuis sa libération lors d'une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008.
Elle est revenue la semaine dernière dans son pays d'origine pendant quelques heures pour participer à une cérémonie à Bogota marquant les deux ans de sa libération aux côtés de 14 autres otages.
À cette occasion, l'ex-otage des FARC a déclaré qu'elle voulait mener une « vie de famille » et qu'elle cherchait à se « reconstruire », avec l'aide d'un psychologue et de l'écriture.
L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en février 2002, désire aussi raconter la vérité sur sa captivité dans la jungle, dans un ouvrage à paraître en septembre.
Ingrid Betancourt, 48 ans, vit aujourd'hui entre la France et les États-Unis.