Les dirigeants du G8 réunis à Huntsville, au Canada
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PC/Adrian Wyld
Le premier ministre Stephen Harper a annoncé au premier jour du sommet du G8 un investissement de 5 milliards de dollars de ces pays pour améliorer la santé des mères et des enfants dans les pays pauvres.
Les dirigeants des pays les plus industrialisés s'engagent à améliorer les conditions sanitaires des mères et des enfants dans les pays pauvres. D'autres pays et des fondations privées se joignent à l'initiative.
« Les dirigeants ont pris un engament historique envers l'initiative de Muskoka sur la santé maternelle et infantile », a déclaré M. Harper. Et ce, « malgré les difficultés financières de la grande majorité des pays du G8 ».
Le dirigeant conservateur a ajouté qu'il s'agissait aussi d'une preuve de la pertinence du G8, pertinence mise à mal par l'émergence du G20 comme principal forum économique.
D'autres pays et des fondations privées apportent une contribution supplémentaire de 2,3 milliards.
La contribution du Canada s'élève à 1,1 milliard de dollars, une somme qui viendra s'ajouter à des fonds existants pour un total de 2,85 milliards de dollars.
Cette contribution, annoncée plus tôt en après-midi, a reçu un accueil critique de plusieurs organisations non gouvernementales. ONE International et l'OXFAM ont critiqué le montant alloué, rappelant que le coût de la tenue des deux sommets s'élevait à 1,24 milliard, dont 800 millions pour la sécurité.
L'initiative du gouvernement Harper a déclenché une controverse plus tôt cette année parce qu'elle n'inclut pas le financement de services d'avortement.
Les principaux dirigeants de la planète au pays
Le sommet annuel des huit plus importants pays industrialisés de la planète s'est ouvert à Huntsville, en Ontario, vendredi matin. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a accueilli les chefs d'État et de gouvernement en milieu de journée au centre de villégiature Deerhurst, à quelques kilomètres de la ville.
En plus du premier ministre canadien, le sommet réunit le président américain Barack Obama, le président russe Dimitri Medvedev, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de gouvernement britannique, italien et japonais, David Cameron, Sylvio Berlusconi et Naoto Kan.
Les yeux sur l'économie
Outre les questions de sécurité et de développement international, les dirigeants ont abordé la question des déficits publics lors d'un déjeuner de travail vendredi. Ce sujet va continuer d'occuper une place importante dans les débats du G20, qui s'ouvrira samedi.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré au sortir de cette réunion que les dirigeants du G8 ont fait preuve de « compréhension mutuelle ». Du même souffle, elle a estimé qu'il était « temps de réduire les déficits ».
Du côté américain, un responsable a indiqué ne pas voir de contradiction entre la réduction des déficits, à moyen terme, et le soutien de la croissance. Avant son arrivée, le président Barack Obama a annoncé sa volonté de coordonner « les efforts pour favoriser la croissance économique, continuer les réformes financières et renforcer l'économie mondiale ».
Après une première session de travail à huit pays, les dirigeants de sept pays africains se sont joints aux discussions vendredi après-midi. Les pays invités sont l'Algérie, l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Éthiopie, le Malawi, le Nigeria et le Sénégal.
Haïti, la Colombie et la Jamaïque ont ensuite rejoint ces pays pour participer à un atelier sur les « menaces émergentes contre la sécurité », dont les nouvelles routes du trafic de drogue.
La session de travail de samedi matin sera consacrée aux questions internationales, dont l'Iran, la Corée du Nord, l'Afghanistan et le processus de paix au Proche-Orient.
Déclaration embarrassante
Le premier ministre britannique, David Cameron (à droite), et son homologue italien, Silvio Berlusconi, à Huntsville, le 25 juin.
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PC/AP Photo/Lefteris Pitarakis
Par ailleurs, le premier ministre britannique David Cameron s'est montré très critique vis-à-vis des rencontres du G8 et du G20.
Dans un texte publié vendredi dans le Globe and Mail, il laisse entendre que ces sommets sont devenus de « grands salons où l'on cause » et qu'ils n'apportent souvent pas de résultats « à la mesure de l'éclat » qui les entoure.
Le dirigeant britannique n'est pas seul à partager cette opinion. Vendredi, des organisations non gouvernementales ont attribué un « carton jaune » aux pays du G8 pour les progrès accomplis depuis le sommet de L'Aquila l'an dernier.
Après leur réunion à Huntsville, les leaders du G8 se déplaceront à Toronto, samedi, pour participer au sommet du G20.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva sera absent à cette deuxième rencontre. Il a décidé de rester chez lui en raison des inondations dans son pays.