Du pétrole à la surface des eaux de Barataria Bay, en Louisiane
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AFP/Sean Gardner
Le secrétaire américain à l'Intérieur, Kenneth Salazar, a annoncé, mardi, qu'il décréterait sous peu un nouveau moratoire sur les forages pétroliers en eau profonde, quelques heures seulement après qu'un tribunal eut annulé une première interdiction temporaire.
Quelques heures après qu'un tribunal eut annulé un premier moratoire temporaire sur les forages pétroliers en eau profonde, l'administration Obama annonce le décret, au cours des prochains jours, d'un autre moratoire.
« Je publierai dans les prochains jours un nouveau décret qui balaiera tous les doutes sur la nécessité et l'opportunité d'un moratoire, et sur notre autorité à le faire », a-t-il indiqué par voie de communiqué.
Il a en outre confirmé que le département de la Justice fera appel de la décision du tribunal de La Nouvelle-Orléans, qui, un peu plus tôt dans la journée, a annulé un moratoire de six mois décrété par le gouvernement américain. Ce verdict est un coup dur pour la Maison-Blanche, qui espérait que le délai permettrait s'assurer que les autres puits offshore ne présentent pas de danger.
Une douzaine de pétrolières américaines avaient contesté en cour la décision du président Obama, prise quelques semaines après l'explosion survenue sur une plateforme de BP dans le golfe du Mexique, qui a causé la pire marée noire de l'histoire des États-Unis.
Le groupe Hornbeck Offshore Services, qui oeuvre surtout en Louisiane, a été le premier à se plaindre du moratoire, avant d'être rejoint par d'autres entreprises du secteur. Les pétrolières faisaient valoir que des milliers de personnes pourraient perdre leur emploi.
Selon Hornbeck, qui a témoigné lundi devant le tribunal, la décision de l'administration Obama de suspendre les forages de 33 puits sous-marins était « arbitraire, capricieuse » et constituait « un abus de pouvoir ».
Les avocats du gouvernement affirmaient de leur côté que la décision était légitime et « basée sur la nécessité de garantir qu'aucun accident de forage ne puisse se produire à l'avenir ».