Un condamné à mort est fusillé

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Ronnie Lee Gardner Ronnie Lee Gardner   © PC/Trent Nelson

Après le rejet des derniers appels à la clémence, le condamné à mort Ronnie Lee Gardner, 49 ans, a été exécuté par balle dans le coeur par un peloton de cinq tireurs d'élite armés de Winchester, dans une prison de l'Utah.

Pour la première fois depuis 14 ans, un condamné à mort est fusillé par un peloton d'exécution dans une prison de l'Utah.

Ronnie Lee Gardner était emprisonné depuis 25 ans pour le meurtre d'un avocat.

C'est la première fois depuis 14 ans qu'un condamné à mort est fusillé par un peloton d'exécution.

Quand on lui a demandé quels étaient ses derniers mots, Gardner a répondu : « Je n'en ai pas, non ».

La méthode est certes « inhabituelle », mais elle a été exécutée « professionnellement », a indiqué le directeur de la prison, Thomas Patterson, citant également une « dignité absolue » et une « révérence pour la vie humaine ».

Le condamné avait décidé le 23 avril qu'il préférait mourir sous les balles plutôt que par injection intraveineuse.

L'Utah a aboli les exécutions par balle en 2004, mais les personnes condamnées à mort avant cette date conservent le droit de choisir entre cette méthode et l'injection létale.

Gardner avait été condamné en 1985 pour le meurtre d'un avocat, Michael Burdell, alors qu'il tentait de s'enfuir du tribunal où il était jugé pour un meurtre l'année précédente lors d'une attaque à main armée.

La méthodeCinq représentants des forces de l'ordre se positionnent à moins de 8 mètres du condamné, attaché à une chaise, armés de fusils, dont un avec des balles à blanc.Cette mesure vise à déculpabiliser les tireurs qui ne savent pas lequel d'entre eux provoque la mort.

Une cible en tissu blanc est épinglée sur le coeur du condamné, une bassine à ses pieds pour recueillir son sang. Lorsqu'il prononce ses dernières paroles, sa tête est recouverte d'une cagoule, et les bourreaux ouvrent le feu.

En complément

Correspondants
à l’étranger

  • Alexandra Szacka
    Alexandra Szacka

    Vidéo -  Les Belles-Soeurs à Paris

  • Anyck Béraud
    Anyck Béraud

    Audio -  Bon accueil à Paris pour les «Belles-Soeurs»

  • Catherine Mercier
    Catherine Mercier

    Sexiste la Chine? Oui!

Tous les correspondants

Facebook