Le président Barack Obama et l'ancien sénateur Bob Graham
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AFP/Mandel Ngan
Les États-Unis ouvrent une enquête judiciaire au civil et au criminel pour faire la lumière sur la marée noire dans le golfe du Mexique.
Le secrétaire à la Justice annonce l'ouverture d'une enquête judiciaire au civil et au criminel sur la marée noire. Plus tôt, le président Obama avait promis que les responsables de la catastrophe allaient devoir rendre des comptes devant la justice.
Le secrétaire à la Justice Eric Holder en a fait l'annonce mardi, lors d'une conférence de presse à La Nouvelle-Orléans. Il a précisé que les agences fédérales, dont le FBI, y participaient.
M. Holder a indiqué que l'enquête avait commencée il y a quelques semaines. Il a refusé de dire quel type d'accusation était privilégié dans l'immédiat et si des responsables étaient désignés. Mais il promet que si des preuves de comportement illégal étaient trouvées, l'administration Obama réagirait avec force.
Plus tôt, le président Obama avait promis qu'il fera en sorte que les responsables de la marée noire rendent des comptes devant la justice.
« Si nos lois ont été violées [...], je promets solennellement de faire comparaître les responsables devant la justice, au nom des victimes de cette catastrophe et des habitants de la région du Golfe », a affirmé M. Obama lors d'une courte allocution à la Maison-Blanche, après avoir rencontré pour la première fois les membres de la commission d'enquête sur la marée noire.
« Nous sommes dans l'obligation d'enquêter sur ce qui n'a pas fonctionné, et de déterminer quelles réformes sont nécessaires pour que nous ne vivions plus jamais une crise de cette envergure », a indiqué le président.
Il a rappelé que cette marée noire était « désormais la catastrophe environnementale la plus grave de notre histoire ».
« Si nos lois ne sont pas suffisantes pour empêcher une telle pollution, les lois devront changer. Si les instances de contrôle (gouvernementales) n'ont pas pu faire appliquer ces lois, les instances de contrôle doivent être réformées », a insisté M. Obama.
M. Obama a rencontré mardi la commission d'enquête sur la marée noire dans le golfe du Mexique pour la première fois depuis sa mise en place.
Cette commission, coprésidée par l'ancien sénateur, Bob Graham, et l'ancien directeur de l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement, William Reilly, doit formuler des recommandations sur les forages en mer.
Selon BP, le coût financier de la marée noire atteint 990 millions de dollars.
La compagnie pétrolière britannique se prépare à tenter de poser un deuxième caisson de confinement au-dessus du puits touché, après l'échec de deux précédentes tentatives.
À la Bourse de Londres, l'action du groupe pétrolier chutait de 15 % après 20 minutes d'échanges. La Bourse de Londres était fermée lundi et réagit donc avec retard à l'échec annoncé ce week-end de la procédure « top kill » de colmatage du puits.
Le naufrage le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP au large du golfe du Mexique, a causé la mort de 11 personnes.