L'opposition somme Jason Kenney, ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, d'agir dans le dossier.
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PC/Sean Kilpatrick
Les partis d'opposition à Ottawa et des représentants d'ONG unissent leur voix pour presser le gouvernement Harper d'agir dans le dossier de la réunification des familles haïtiennes à la suite du séisme de janvier dernier.
Les partis de l'opposition à Ottawa somment le gouvernement de faire preuve de plus de souplesse dans le processus d'évaluation des demandes pour la réunification des familles haïtiennes à la suite du séisme de janvier dernier.
L'opposition estime que le processus actuellement imposé aux Haïtiens qui cherchent à retrouver leur famille au Canada est beaucoup trop lourd. Ainsi, bloquistes, libéraux et néo-démocrates réclament que le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, donne des directives à ses fonctionnaires afin qu'ils se montrent plus souples.
La longue liste de documents exigés par le gouvernement a notamment été citée par l'opposition. Selon le député bloquiste Thierry St-Cyr, ces documents seraient déjà difficiles à réunir dans des conditions normales. Une telle tâche est donc devenue presque impossible depuis le séisme, notamment parce que plusieurs de ces documents ont été détruits dans la catastrophe.
L'opposition souhaite que le traitement des demandes soit accéléré, notamment dans le cas des enfants sinistrés qui sont encore en Haïti, alors que leurs parents sont ici.
Le député libéral Massimo Pacetti souligne par ailleurs que les Haïtiens qui viennent s'installer au Canada par le biais d'une demande de regroupement familial sont moins vulnérables économiquement. « Contrairement à d'autres demandeurs qui ont dû faire face à des obstacles parce que le gouvernement n'a pas tenu sa promesse d'accorder une aide financière à l'établissement et à l'intégration, il est manifeste que les personnes qui ont présenté une demande de regroupement familial bénéficient d'un réseau et d'un appui qui facilitent grandement leur établissement et leur intégration », a-t-il déclaré.
Peu de visas délivrés
Selon Marjorie Villefranche, de la Maison d'Haïti, seulement 311 visas ont été délivrés par Ottawa pour des réunifications familiales depuis l'important tremblement de terre, il y a quatre mois. Mme Villefranche qualifie d'ailleurs l'exercice d'un « festival du refus ».
Avec l'appui des partis de l'opposition, elle demande donc au gouvernement l'émission de visas temporaires aux demandeurs. Ces derniers pourraient ainsi venir au Canada en attendant qu'on finisse de traiter leurs demandes.
Thierry St-Cyr a aussi souligné que les visas de résidents permanents « sont octroyés au compte-gouttes depuis le début de l'année », estimant qu'il n'y a aucune « réelle différence » par rapport à l'an dernier.